Le communiqué de presse complet publié dans l'édition du 11 février du Petit Journal du Tarn-et-Garonne :

Les articles parus ces derniers jours dans la presse locale montrent une volonté d’entraver le processus qui doit permettre, enfin, le lancement du projet d‘un nouvel hôpital à Montauban. Cette opposition d’un certain nombre d’élus du département est conduite par les deux députées Valérie Rabault et Sylvia Pinel.

Le projet du nouvel hôpital porté par le Premier ministre En octobre dernier, à l’occasion du déploiement du plan d’investissement du Ségur de la santé, le Premier ministre Jean Castex a donné un coup d’accélérateur au projet de l’hôpital de Montauban qu’il avait qualifié de hautement prioritaire. Il a alors demandé aux acteurs du territoire de s’accorder pour trouver une implantation pour ce nouvel hôpital, l’option de reconstruction sur le site actuel ayant été définitivement écartée. Début novembre 2021, la direction de l’établissement hospitalier a lancé un appel d’offres pour des propositions de terrains susceptibles d’accueillir le nouvel hôpital et une commission ad hoc chargée d’étudier et de qualifier les offres reçues a été créée à l’hôpital avec des représentants de la communauté hospitalière et des usagers. Les résultats de ses analyses ont été partagés avec les élus du département.

Large consensus sur l’implantation, sauf … En décembre, une pré-sélection s’est portée sur une implantation au sud de Montauban, choix qui semblerait désormais confirmé à la suite des études de faisabilité complémentaires. Ce choix recueille le plus large consensus local … sauf semble-t-il pour un groupe d’élus tiré par Valérie Rabault et Sylvia Pinel qui ont décidé d’intervenir auprès du Premier ministre.

Une argumentation fallacieuse 1 - Une implantation au sud « restreindrait l’accès à l’hôpital aux Tarn-et-Garonnais qui vivent au nord et à l’est du département ». L’argument le plus ubuesque sans doute. En laissant de côté le fait que le développement urbain se dessine vers le sud, toute localisation de l’hôpital pourrait toujours se voir accusée d’être trop loin pour certains. 2 – Une implantation proche de la future gare LGV « laisse craindre des difficultés d’accès pour les services d’urgences » … car il pourrait y avoir « un trafic important aux heures de pointe » : la future gare LGV et le futur hôpital sont des projets structurants qui bénéficieront d’une synergie d’aménagement. Par ailleurs, le nœud intermodal que représentera l’implantation de la gare LGV est un gage d’attractivité pour les médecins qui nous manquent tant. 3 – Une implantation au sud de Montauban serait trop proche de Toulouse et « il est à craindre que le nouvel établissement ne puisse conserver son statut » : cet emplacement serait au contraire un formidable pôle d’attractivité pour les professionnels de santé et une belle opportunité pour développer une synergie avec les CHU de Toulouse et offrir un plateau technique attractif pour la médecine de ville. 4 – « Enfin, cet emplacement risque de fragiliser le centre hospitalier de Castelsarrasin-Moissac » : le projet du nouvel hôpital ne peut être envisagé sans un projet plus global de l’organisation de l’offre de santé sur notre territoire. L’hôpital de Moissac doit prendre toute sa place au sein du Groupement Hospitalier de Territoire (GHT) supporté par ce nouvel hôpital dont l’attractivité bénéficiera à tous, patients et professionnels de santé. Se cacher derrière des peurs ne règle rien.

La petite politique qui joue contre l’intérêt général Nous avons un terrain qui permet l’implantation du nouvel hôpital. L’Etat, dans le cadre du Ségur, est prêt à assurer le plan de financement. Les tentatives de blocage du projet actuel ont une seule conséquence : risquer de passer à côté de l’opportunité du financement prévu dans le cadre des investissements du Ségur. Autant dire, perdre pour très longtemps la possibilité de réalisation d’un nouvel hôpital à Montauban. Nous ne pouvons pas accepter que des manœuvres exclusivement politiciennes privent les Tarn-et-Garonnais d’un tel projet qui répond à un enjeu majeur de santé publique et structurera notre offre de santé. Nous dénonçons plus que jamais cette petite politique qui immobilise une fois de plus le développement de notre département. Si le projet devait ne pas aboutir, Valérie Rabault, Sylvia Pinel, Michel Weill et Jean-Michel Baylet, pour ne citer qu’eux, en porteraient l’entière responsabilité.

La Majorité Présidentielle en Tarn-et-Garonne