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La décision de fermeture de l’accueil de nuit des Urgences à Moissac mobilise les usagers et les responsables politiques locaux. Quelle est votre analyse ? La tension de l’hôpital en général et des urgences en particulier n’est pas nouvelle. La crise sanitaire l’a incontestablement amplifiée. Elle n’est malheureusement pas propre à notre département. Quelle est la réalité chez nous ? C’est avant tout une crise majeure des effectifs, en médecine urgentiste tout particulièrement, malgré une politique active de recrutement associée à des incitations financières, menée par les directions des établissements avec le soutien de l’ARS. Les décisions prises, temporaires, sont difficiles. L’organisation mise en place a eu pour seul but de sécuriser la prise en charge vitale et les conditions de travail et de soins des urgentistes. Deux équipes du SMUR (NDLR : Service Mobile d’Urgence et de Réanimation) sont maintenues H24 pour assurer la garantie des urgences vitales du département. Le SAMU est lui aussi maintenu H24. J’en profite pour relayer ici la recommandation des urgentistes : avant de se déplacer, il faut composer le 15 pour un avis médical et une orientation sur la structure adaptée.

Certains s’inquiètent du devenir des urgences et de l’hôpital de Moissac. Je les entends. Rien ne sert de crier au loup. C’est une organisation globale de l’offre de soins qui doit être sans doute revue et sécurisée sur notre département, avec l’hôpital de Montauban comme élément structurant. Celui de Moissac y a, à mon sens, toute sa place.

Sur la question des urgences en Tarn-et-Garonne, je rappelle, car certains semblent l’oublier, qu’elles sont organisées au travers d’une Fédération qui fait fonctionner les services d’urgences des hôpitaux de Montauban et de Moissac … depuis 20 ans. Ce fut la première Fédération départementale d’urgentistes en France.

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