Peut-on décemment et moralement critiquer une campagne vaccinale qui est conforme à nos valeurs ?

  • PROTECTRICE – elle est ciblée pour immuniser en premier les groupes à risques (pour limiter à la fois les décès et la saturation des services de réanimation des hôpitaux)
  • RÉACTIVE – elle permet de s’adapter en quelques jours, voire quelques heures aux changements de priorités et de directions (accélération du rythme, expansion des sites de vaccination, élargissement de la population à vacciner)
  • ÉQUITABLE – elle est attentive à la mise en place d’un bon maillage territorial en étroite collaboration avec les préfets, les ARS, les maires, et les élus au sens large
  • PRÉVOYANTE – elle utilise la force de frappe de l’Europe pour tout ce qui est commandes (groupement et séquençage), approbation (EMA) et surveillance (effets secondaires)
  • UNIVERSELLE – elle est basée sur la gratuité et la répartition équitable des doses entre régions. Publication, en toute transparence sur Santé.fr, le nombre précis de doses dont dispose chaque centre par semaine (le nombre régional et départemental)
  • ADAPTÉE – elle est dans la continuité d’une stratégie de confinement qui a sauvé des vies et des emplois (30% de morts en mois que le RU qui vaccine à tour de bras, 650 000 créations d’emplois, soit 35 000 de plus qu’en 2019).

Protéger la population à échelle massive avec un très large périmètre d’action est la prérogative de l’Etat, aucun acteur privé ne peut l’assumer. Nous avons la chance d’avoir, en France, un Etat qui n’hésite pas à utiliser pleinement les considérables leviers qui sont les siens pour protéger les citoyens quand la crise survient. Alors, arrêtons de présenter les vaccins sous l’angle des risques ou des effets indésirables, et montrons que ce sont une formidable porte de sortie à la pire épidémie du siècle.

Le départ de la campagne de vaccination a été prétexte à un procès violent contre l’Etat. Les français méritent mieux que des postures politiciennes par des futurs candidats qui utilisent cet enjeu majeur pour être visibles. Comme dirait Jean de Lafontaine dans « Conseil tenu par les rats » : « Ne faut-il que délibérer, la cour en conseillers foisonne ; est-il besoin d'exécuter, l'on ne rencontre plus personne ».

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