Le 15 février, nous avons accueilli Benjamin Griveaux, alors porte-parole du Gouvernement, pour une visite dans un quartier sensible du 18ème arrondissement de Paris. De la porte de La Chapelle à la place de La Chapelle, nous avons échangé sur les problématiques du quartier : sécurité, occupation de l’espace public, activité économique légale et illégale. Ce fut l'opportunité de rencontre et d’échanges avec les acteurs qui font la vie de ces quartiers.

11h. Nous nous sommes donnés rendez-vous à la Porte de la Chapelle, tristement célèbre pour sa « Colline du Crack ».

En raison de la vente de Crack, qui s’opère ici, les rassemblements de consommateurs sont permanents. La consommation de drogue sur place génère de plus en plus d’agressions physiques et verbales dans le quartier, ainsi que de nombreuses dégradations de biens privés et/ou publics. Ces comportements deviennent aussi de plus en plus fréquents dans les stations de la ligne 12 du métro et sur la ligne du tramway T3b.

LaREM Paris 18 est engagé sur ce dossier depuis l’été 2018. Les habitants du quartier nous interpellent régulièrement et légitimement. Une réunion a été organisée avec les habitants dès septembre 2018 pour échanger sur la situation et appréhender toutes les composantes de la situation : médicale, sociale et sécuritaire. Le 20 novembre, nous nous sommes rendus à la Colline du Crack, un soir, pour observer les comportements sur la zone. Ces éléments nous permettent d’informer et d’interpeller divers interlocuteurs pour faire évoluer la situation sur place*. Ils ont également nourri nos échanges avec Benjamin Griveaux qui s’intéresse à cette situation depuis de nombreux mois déjà. Nous avons aussi abordé le travail réalisé par l’association Gaïa Paris, qui œuvre au quotidien pour apporter une aide médico-sociale aux personnes souffrant de toxicomanie. Pour aller plus loin sur ce sujet, nous envisageons d’organiser une réunion d’informations

La porte de la Chapelle est également au cœur de nombreux projets urbains: le tramway, Chapelle Internationale et son terminal ferroviaire, le campus Condorcet, l’Arena 2 et la ZAC Gare des Mines Fillettes, Chapelle Charbon ou encore le Charles-de-Gaulle Express… Ces projets, s’ils se réalisent, permettront d’entamer une profonde mutation urbaine et démographique du quartier dans les cinq ans à venir.

En descendant la rue de la Chapelle, nous nous sommes arrêtés au Pain de La Liberté, coopérative féministe aux activités de boulangerie, pâtisserie et chocolaterie. Installée depuis six mois rue de la Chapelle, Katie et Aurélie nous ont présenté leur projet, leur parcours et les différentes étapes nécessaires à sa concrétisation. Financement, fournisseurs, local, aménagement, fiscalité : nous avons abordé tous les points clés afin de comprendre comment mieux accompagner les porteurs de projet dans leur démarche. La sécurité de la boulangerie, dont les parois sont intégralement vitrées et non protégées par des rideaux, et la relation avec le bailleur du local ont aussi été abordées. Le besoin de plus de réactivité de la part des interlocuteurs publics - avec qui les entrepreneuses travaillent - est évident.

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En poursuivant notre marche vers le quartier Marx Dormoy - La Chapelle, nous avons longuement échangé avec les forces de l’ordre présentes dans le quartier.

La Police de Sécurité du Quotidien (PSQ), expérimentée sur la ZSP 10-18 en tant que “Quartier de Reconquête Républicaine » depuis février 2018, a nourri nos échanges. La relation de proximité et de confiance étant clé pour la réussite de ce dispositif, une attention particulière est accordée au choix des futurs membres de la PSQ dans le quartier. Le recrutement de policiers, leur accompagnement dans le quartier et leur formation sont en cours. Leur présence dans nos rues sera effective après ces étapes préliminaires, dès juin 2019.

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Notre visite s’est poursuivie aux côtés de Sonia Bouz, présidente de l’association des commerçants de La Chapelle - Goutte d’Or.

Pharmaciens, vendeurs de motos, gérants de bar-restaurant, les commerçants du quartier nous ont unanimement fait part de leur ras-le-bol quant à l’occupation de l’espace public sur la place de La Chapelle et dans les rues environnantes, aux commerces illicites qui s’y tiennent, aux incivilités et agressions de plus en plus fréquentes (vols de sac à main, de téléphone portable). Un fort sentiment d’impuissance et d’injustice face à une situation, qui n’est plus tolérable, est exprimé.

Ce sentiment est partagé par les habitants et membres d’associations du quartier avec qui nous avons déjeuné pendant plus d'une heure au Sohan Café. Sur la base de nos signalements parmi d’autres, de nombreuses actions ciblées ont récemment été menées par les forces de l’ordre pour faire cesser les trafics, évacuer des parkings souterrains et des locaux aux activités illicites. Ces actions ont été saluées par les personnes présentes. Le cas de « La Royale », bar occupé quasi exclusivement par des hommes parties prenantes des trafics du quartier, dont le bailleur est Élogie-siemp, le bailleur de la Ville de Paris, a aussi été pointé du doigt.

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Les distributions alimentaires, quasi quotidiennes dans les rues alentour pour les demandeurs d’asile, réfugiés et sans-abris ont également fait partie des sujets abordés. Ces dernières ne sont pas encadrées par la mairie. Les associations qui les organisent ne sont pas installées dans le 18ème arrondissement et pour certaines, la question de leur financement et de leur lien à des organisations religieuses (lesquelles ? Des organisations islamistes ? Il faut nommer les choses.) se posent. Ces distributions se tiennent dans l’espace public, nuisent à la propreté et à la tranquillité du quartier en générant des rassemblements fréquents depuis plusieurs années.

Le projet Gare du Nord 2024, récemment présenté, a soulevé un questionnement : pourquoi l’ouverture de la gare vers les quartiers nord de Paris n’est-elle pas prévue ? Faciliter l’accès à la gare pour les habitants du quartier et penser ce projet pour décloisonner les quartiers et plus les ouvrir sur le sud de Paris est une attente forte. L’aménagement de la promenade urbaine, de l’oasis urbaine (le square) et les nuisances sonores dans le quartier ont aussi alimenté la discussion.


La République En Marche Paris 18 ! est pleinement engagée sur tous ces sujets. Nous les suivons attentivement de manière à alimenter les actions et éclairer les décisions de nos élus. Nous participons à de nombreuses remontées d’informations, initions des débats avec des intervenants compétents sur les sujets qui le nécessitent (immigration et intégration, propreté, alimentation) et agissons activement au conseil de Paris et du 18ème arrondissement aux côtés de Fadila Mehal, Didier Guillot et Félix Beppo, élus du 18ème et membres du groupes Démocrates, Progressistes et Européens.

Pour toute situation locale ou sujet national, n’hésitez pas à nous solliciter si vous en ressentez le besoin, nous sommes à votre écoute et mobilisés pour faire évoluer les situations qui nous sont présentées.

Si vous souhaitez participer à la construction de notre projet municipal pour le 18ème arrondissement, manifestez-vous par ce formulaire, nous reviendrons vers vous.

  • Nous avons en particulier pu constater l’évolution très satisfaisante de la situation sur les rails présents à 100 mètres de la Colline du Crack, le long du boulevard Ney vers la Porte de Clignancourt. Auparavant, cette zone faisait l’objet des mêmes types de rassemblements permanents que ceux observés à la Colline du Crack, avec en sus la construction de logements précaires et insalubres. Une clôture solide et haute a été installée par la SNCF et a permis de sécuriser cette zone à 100%. Elle est aujourd’hui inaccessible. Une clôture du même type pourrait être envisagée pour sécuriser la parcelle de la Colline du Crack et empêcher ce point de fixation permanent, difficilement accessible et dangereux. A minima, il nous est apparu le besoin de sécuriser au maximum les abords de la Colline du crack ; notamment au plus près de l’échangeur, là où se fait la traversée des voies ; qui représente un danger pour les personnes se rendant sur la Colline comme pour les automobilistes. Il semblait nécessaire que l’éclairage public de la chaussée, défectueux lors de notre visite, soit réparé.

Les tweets associés à la visite de Benjamin Griveaux