Permettre aux femmes de garder la tête haute et ne plus avoir à craindre pour soi sont bien les objectifs vers lesquels, tous, nous devons aller. Aussi, la liberté de circuler doit pouvoir s’accorder au féminin en tout lieu et à toute heure, et sur ce point des améliorations sont attendues à Paris 18.

Retour sur le vote d’une loi qui a fait polémique

Le projet de loi "renforçant la lutte contre les violences sexuelles et sexistes" porté par Marlène SCHIAPPA, Secrétaire d’Etat chargée de l’égalité entre les femmes et les hommes, a beaucoup fait parlé de lui dans les médias ! Notamment l’article 2 portant sur la répression des infractions sexuelles sur mineurs a fait parlé de lui ! Il a suscité de nombreuses polémiques venues éluder les dispositions fortes du texte, dont la définition d’un « outrage sexiste ». 100% des femmes ont déjà subi une forme ou une autre de harcèlement dans les transports en commun : une statistique qui fait de l’espace public, le lieu d’une insécurité forte où les violences sexistes ne sont pas réprimées. Plus récemment, l’image de Marie, cette Parisienne frappée pour avoir répondu à l’homme qui lui avait fait des remarques obscènes, a choqué et prouvé, s’il le fallait, la nécessité de punir des violences qui peuvent passer en quelques secondes des mots aux poings.

C’est pourquoi, la répression de l’outrage sexiste est un engagement fort de Marlène SCHIAPPA. Ces actes, pesant un poids considérable dans le quotidien des femmes, sont désormais inscrits dans le code pénal. Car ce sont les auteurs de ces outrages, qui doivent être punis. Car une femme n’a pas à craindre de prendre les transports en commun, elle n’a pas à réfléchir à la manière dont elle va se vêtir pour ne pas d’être « importunée ».

L'outrage sexiste : c’est quoi ?

L’outrage sexiste peut concerner des sifflements, des gestes et/ou des bruits obscènes, des propositions sexuelles ou de questions intrusives sur la vie sexuelle, des commentaires dégradants sur le physique ou la tenue vestimentaire, ou bien encore de suivre une personne de manière insistante dans la rue. Ces comportements sont passibles d’une amende pouvant aller jusqu’à 750 euros. Des circonstances aggravantes, par exemple s’ils sont commis en groupe ou dans les transports en commun, font monter l’amende jusqu’à 1500 euros. En cas de récidive, l’auteur pourra être amené à suivre des travaux d’intérêt généraux et suivre un stage de lutte contre le sexisme.

Des condamnations pour outrage sexiste déjà prononcées

Les élus PCF-FDG du d’arrondissement du 18ème arrondissement ont pointé une soi-disante « inaction du Gouvernement » en matière de lutte contre les violences faites aux femmes en novembre dernier. La réalité est tout autre ! Plusieurs condamnations pour motif d’outrage sexiste ont déjà été prononcées.

La première de celles-ci remonte à la fin septembre 2018 et concernait un homme qui s’en était pris à une jeune femme dans un bus de l’Essonne. La scène s’est passée dans un bus bondé à Draveil. Un homme, vraisemblablement alcoolisé, s’est collé à une jeune femme, lui a donner une « petite fessée ». Après que la victime a réagi, il l’a alors insulté de « sale p ». La victime est allée auprès du chauffeur qui a décidé de verrouiller les portes du bus en attendant l’arrivée de la Police. Cet homme a été condamné, dans ce cas pour l’insulte, à 300 euros d’amende au titre de l’outrage sexiste. Il a également été condamné à neuf mois de prison, dont 6 avec sursis, pour l’agression sexuelle de la jeune femme, la main aux fesses, ainsi que l’agression du chauffeur.

Suite à cette première condamnation d’autres ont suivi, quelques exemples parmi d’autres. Celui d’un homme qui s’en était pris à trois lycéenne dans un bus à Meaux ou bien d’un autre jeune homme récidiviste condamné à Amiens pour outrage sexiste, mais aussi menaces et violence. Des premières condamnations, il ressort bien souvent que les auteurs ne se cantonnent pas qu’à la parole et que les gestes violents accompagnent leurs actes. Ceci explique, les condamnations fortes que l’on peut retrouver dans les médias.

De plus, mission la répréhension des outrages sexistes est une mission de la police de sécurité du quotidien, forte de 10 000 nouveaux agents. Dans le 18ème arrondissement, elle est en cours de déploiement dans le quartier La Chapelle/Pajol, quartier de reconquête républicaine touchée par les questions du harcèlement de rue. Si toutes les situations ne pourront faire l’objet d’une verbalisation, l’augmentation de ces dernières peut avoir un pouvoir dissuasif. Le sentiment d’impunité des auteurs de ces actes est terminé.

Mesdames, adoptez les bons réflexes pour faire respecter vos droits !

Les femmes du 18ème arrondissement de Paris sont concernées par ce sujet. Le sujet des violences sexistes à l’égard des femmes, notamment dans le quartier Pajol, a marqué l’actualité de la campagne pour les législatives de juin 2017. Beaucoup font encore face à ces situations et à ces insultes. Comment réagir ? Voici quelques conseils et supports pour vous aider.

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