LaREM Paris 18 déplore cette stratégie du « tout minéral » qui vise à l'appauvrissement du végétal et du mobilier urbain et s’inquiète du réaménagement à venir d’autres placettes du quartier.

En novembre dernier, les habitants du quartier Jules Joffrin ont découvert le réaménagement de la place du même nom, située entre la mairie du 18e arrondissement et l’église Notre-Dame de Clignancourt, après quelques mois de travaux. Proposé par un groupe d'habitants et intégré au budget participatif de la Ville de Paris de 2015, ce projet d'environ 750.000 euros ne correspond pas aux attentes initiales de végétalisation du quartier.

Le choix du bitume, matériau hydrocarboné, est une aberration urbaine.

Ce choix a des conséquences directes sur notre quotidien et notre santé. Il aggrave les phénomènes « d’ilots de chaleur urbain », augmentant ainsi les effets sanitaires et socio-économiques des canicules, et renforce la pollution de l’air, par l’augmentation des problèmes respiratoires et des allergies (« smogs »).

Appauvrissement du végétal et disparition du mobilier urbain.

Le réaménagement de la place souffre également d’un appauvrissement du végétal. La proportion du végétal n’a pas augmenté grâce à ce projet. Les espaces de pleine-terre créés ne permettent d’accueillir que deux jeunes arbres. Un bel exemple de régression de la nature en ville. Les usages au quotidien sont aussi les grands perdants de ce projet : le mobilier urbain a tout simplement disparu ! Sans banc et sans ombre, cette place ne peut plus jouer son rôle de lieu de convivialité et permettre l’expression du « vivre-ensemble ».

Pour un lieu de vie majeur et un passage incontournable du 18ème arrondissement, cette évolution est tout à fait regrettable. D’autant, qu’elle n’est pas isolée. Les rues Versigny et Joseph Dijon ont également été réaménagées. De nouveaux alignements d’arbres ont certes été créés, mais là encore, l’usage massif de bitume et le manque de mobilier urbain est inquiétant.

Une traversée de la rue Ordener est plus dangereuse qu’avant !

Par ce réaménagement, l’objectif de la mairie était d’améliorer et de sécuriser le cheminement piéton. L’espace dédié aux piétons a augmenté, mais le déplacement de certains abris bus entraîne des difficultés de circulations. C’est le cas entre la rue Sainte-Isaure et la rue du Mont-Cenis. Le nouvel abri bus, situé trop proche du carrefour, engendre des ralentissements et blocages de circulation. Bilan : la traversée de la rue Ordener est plus dangereuse qu’avant !

Il appartient à la municipalité de mettre en œuvre les principes du développement durable et d’assurer des aménagements cohérents. Des solutions alternatives au bitume existent. Plusieurs placettes doivent bientôt être restructurées (Emile Blémont, Charles Bernard, Michel Petrucciani ainsi que le carrefour Championnet/Messager).

Nous espérons qu’une concertation large et ambitieuse permettra de faire émerger des projets plus qualitatifs et en adéquation avec les attentes et les ambitions environnementales des Parisiens. Ce non-sens urbain et écologique doit cesser !


ILLUSTRATION

La place Jules Joffrin avant

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La place Jules Joffrin après document?id=7766&id_attribute=43&working_content=true


Contact presse : Justine HENRY, référente LaREM Paris 18 - 06 83 00 76 50 - justine.henry@en-marche.fr