Dans le cadre du Grand Débat National, les élus Didier Guillot, Fadila Mehal et Felix Beppo ont fait le voeu que 4 débats soient organisés dans le 18ème, 1 par thématique (à la Mairie du 18e ou de manière décentralisée) ainsi qu'une soirée de restitution aux habitants. Ce voeu a ouvert un débat de 40 minutes entre les élus du 18ème arrondissement de Paris. Certains propos ont particulièrement retenu notre attention.

Nous condamnons les propos de Catherine Lassure (France Insoumise)

(5’50) qui :

  • condamne les violences policières, sans condamner toutes les violences, celles des manifestants et celles subies par les forces de l'ordre y compris,
  • emploie le mot de “terreur” pour qualifier la gestion de la crise que nous vivons,
  • « espère qu’il n’y aura pas de débat à la Mairie sur ces 4 grands sujets entre guillemets. » Des propos auxquels Gérald Briant (PCF) et Loic Lorenzini (EELV) ont dit “souscrire”.

Nous regrettons les propos de Eric Lejoindre, maire du 18ème (PS)

(14’35 et 39’) qui néglige l’importance de donner la parole aux citoyens, au-delà des élus, dans cette démarche : *« c’est pas la peine de convoquer les citoyens pour se dire entre nous ce qu’on se dit déjà, nous qui avons la parole. Parce que nous la parole on l’a, on la prend quand on veut, on a cette habitude là. » *Aussi, nous regrettons que le maire se complaise dans l’idée de « maintenir nos modes de consultations habituels qui ont fait leur preuve » et de conclure le débat en demandant à sa majorité de ne pas voter le voeu : « On ne fera certainement pas 4 débats dans les formes qui ont été définis. »

Nous remercions :

  • Loic Lorenzini (EELV-Paris) (16’50) qui se dit « favorable à ce que la mairie mette en place les dispositions et les moyens du débat » et qui demande à renforcer la communication sur le cahier de doléances et que des salles soient mises à disposition.

  • Daniel VAILLANT (PS) (23’20) qui rappelle la légitimité du Président démocratiquement élu* « Il y a les élections et moi, je le dis clairement, je considère que le Président, il est légitime. Vous avez tous voté pour lui au 2ème tour. Arrêtez ! Parce qu’on ne voulait pas d’une autre. C’est ça la vérité ! »* et qui invite à s’engager dans le débat « Les citoyens, dans leur diversité, pourront s’exprimer. Et si le débat ne nous dit pas ce qu’on voudrait qu’il aboutisse, il y aura toujours des élections dans ce pays. Et à priori, le peuple c’est les citoyens, ce sont les électeurs. Pas une partie du peuple que chacun revendique, à l’extrême droite à l’extrême gauche.»

  • Felix Beppo (DPE) (18’50) qui défend point à point la démarche mise en place par le gouvernement et soulève « une question claire pour les élus que nous sommes : est-ce que nous allons continuer à considérer que la légitimité d’un pays peut être remis en question par le fonctionnement de la rue qui ne veut débattre avec personne, sur aucun sujet et qui veut imposer des sujets à la nation toute entière ? »

  • Didier Guillot (DPE) (29’10) qui rappelle que le Préfet de police a dit au Conseil de Paris qu’un tel niveau de violence à Paris n’avait jamais existé. « Je ne vois pas comment des élus peuvent ne pas d’abord condamner ces violences avant de condamner les petites bavures qu’il peut y avoir » et que l’objet du voeu est d’avoir des initiatives décentralisées à l’échelle des mairies d’arrondissement car l’échelon parisien est très vaste.

  • Fadila Mehal (DPE) (32’55) qui rappelle l’importance d’accompagner la parole citoyenne, et non celle des élus, pour « Faire en sorte que de cette parole jaillissent des mesures. »

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