Les éléments ci-dessous ont nourri le troisième atelier collaboratif ouvert aux habitants du 18e qu'En Marche Paris 18 a réalisé pour construire son programme municipal. Les propositions ci-dessous ont été soumises au débat. Certaines n'ont pas été retenues et présentées dans le programme que nous avons soumis au vote des habitants (non adhésion ou incapacité à le financer). > Notre projet définitif est à découvrir sur le site internet de Pierre-Yves Bournazel, tête de liste de Ensemble pour Paris 18e.

Notre constat

➜ Une restauration scolaire d’un autre temps.

Comme l'eau ou la qualité de l'air, l'alimentation des enfants est un bien public. Il incombe à la collectivité de garantir la qualité des repas servis aux enfants dans les cantines, ainsi que le prix.

  • 14.000 repas par jour sont préparés dans une unique cuisine centrale, parfois 4 jours avant d’être servis et réchauffés dans des barquettes en plastique. 1 repas végétarien par semaine est servi aux enfants.
  • Les enfants se plaignent de la qualité des repas, les parents de la « malbouffe industrielle ».
  • Paris 18 est une exception parisienne avec un système de délégation de service publique. La Sogeres est le prestataire en place depuis 10 ans.

➜ Nourrir Paris génère des nuisances.

18% des émissions de CO2 sont dues à l’alimentation notamment aux modes de production, au transport et aux procédés de transformation des produits. Le nombre de places de livraisons est insuffisant. Dans « dans ma rue » les déclarations de stationnement gênant sont nombreuses, en particulier à Montmartre.

➜ De fortes disparités sociales.

  • L’IDF produit moins de 10% des fruits et légumes qu’elle consomme (environ 5.000 ha de culture en IDF).
  • 50 m2 de maraichage sont nécessaires pour nourrir 1 personne. Il faut 10 km2 pour nourrir la population du 18e.
  • La région Île-de-France a perdu plus de 70% des exploitations de maraîchers en 20 ans.

➜ Le besoin de réduire nos déchets.

  • Un Français jette chez soi en moyenne 29 kg de déchets alimentaires par an, dont 7 kilos de produits encore emballés soit 1 repas par semaine.
  • 10 millions de tonnes de nourriture sont jetées chaque année. Si l’on considère l’ensemble de la filière alimentaire (de la production à la consommation) c’est 155 kg/français/an de denrées gaspillées. Cela représente en terme d’émissions  15,3 millions de tonnes d’équivalent CO2 par an, soit 3 % de l’ensemble des émissions de l’activité nationale (Ademe, 2016).

Notre ambition : De la ferme à votre estomac, produits frais, de qualité et comportements responsables.

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➜ Soutenir le développement de l’agriculture locale

  • Objectif : couvrir 20% des besoins alimentaires des Parisiens grâce à l’agriculture en région francilienne.
  • Accompagner le développement de l’agriculture francilienne encréant une coopérative de producteurs avec laquelle passer des contrats long-terme d’achats municipaux.
  • Créer un label « Paris local » pour valoriser les commerces et restaurateurs partenaires de la coopérative et une monnaie locale.
  • Créer une halle alimentaire sur le site Ordener Poissonniers (marché et restaurants).

➜ Un nouveau modèle de restauration scolaire, levier d’emploi

  • Cantines scolaires : revenir à une cuisine fait maison dans nos quartiers, à partir de produits bio, locaux, de saison.
  • Reconstruire des cuisines de quartier dans chaque quartier et penser leur utilisation 7jours/7 24h/24 pour fournir des EHPAD, cantines solidaires dans les quartiers, etc.
  • Créer 1.000 emplois dans les cantines en favorisant leur attribution aux habitants du 18e issus des quartiers défavorisés.
  • Ouvrir une filière d’apprentissage aux métiers de bouche destinée en priorité aux jeunes du 18e.

➜ Développer une logistique urbaine plus souple et moins polluante

  • Augmenter le nombre de places de livraison en surface à proximité des commerces.
  • Faire respecter les horaires de livraison en particulier dans la zone touristique internationale à Montmartre (police municipale).
  • Expérimenter des rues dynamiques avec des places réservées à différents usages en fonction de l’heure de la journée (LED au sol, plots rétractables, etc.).
  • Miser sur le fret ferroviaire pour l’approvisionnement du 18e en denrées alimentaires et penser une logistique du dernier kilomètre souple et propre (petits camions de livraison électrique).

➜ Inciter à la consommation responsable, inciter aux comportements solidaires

  • Réorganiser les marchés du 18e : en avoir 1 dans chaque quartier 1 matin et soir de semaine, sur des rues avec moins de circulation et faire plus de place aux producteurs d’IDF sur nos marchés.
  • Implanter des points relais de proximité dédiés à l’alimentation en circuits courts de qualité.
  • Multiplier les cours de cuisine en activité préscolaire et développer des ateliers cuisine en famille le week-end.
  • Multiplier les composts collectifs dans les écoles et les quartiers et les frigos solidaires chez les commerçants.