Pour quoi voter ?

Dans un sondage publié début mai par l'insitut Viavoice, les Français sont majoritairement, à 52 %, à déclarer vouloir une Europe plus forte face aux États-nations. De même, pour 49 % des Français, l’Union européenne, si largement décriée évoque quelque chose de positif, une progression de 4 points par rapport aux dernières élections de 2014. Et les sentiments négatifs qu'évoquent l'Union ont quant à eux reculé de 12 points pour s'établir à 37 %. Enfin, l'Union apparait pour les Français être **la juste l'échelle **pour agir prioritairement contre la lutte contre le déréglement climatique (67 %), la lutte contre le terrorisme (64 %) et la politique concernant les migrations (51 %)

Entre les intentions de vote et les envies des Français difficile de définir ce que les Français veulent comme Europe. D'autant plus complexe que cette élection est devenue une bataille sur la France et sa politique intérieure.

Or, il faut savoir ce que nous voulons pour notre petit continent et répondre à la question qui nous est posée : quelle Europe voulons nous ?

Les réponses sont simples : éviter que l'Europe ne rétrograde en 1940, éparpillée en multiples nations qu'une étincelle suffirait à se lancer les unes contre les autres. Une Europe forte et non amaigrie, une Europe unie et non divisée face à d'autres géants. Une Europe plus « sociale » en obtenant simplement que le salaire minimum de certains pays soit plus élevé. Une Europe plus écologique en consacrant une part de l'épargne vers des projets favorables à l'amélioration du climat. Une Europe qui protège mieux ses frontières : il le faut bien car l'on voit les catastrophes humaines qui résultent de leur porosité. Une Europe où nous pourrons jouer un rôle, car il vaut mieux être dedans que dehors. Et bien d'autres projets qui seront aussi difficiles mais nous ne nous résignons pas au statuquo.

Certains s'y résignent et d'autres vont encore plus loin, trompant les électeurs par des arguments d'avant-guerre. Pour cette raison il ne faut pas soutenir les partis de l'écartèlement, et il n'y en a pas qu'un. Comme toujours ils font appel aux sentiments et à l'émotion : la crainte, l'isolement. C'est pour cette raison qu'il est devenu indispensable de protéger certains électeurs contre eux-mêmes, car en votant de bonne foi ils se trouveront beaucoup plus mal après qu'avant. Et il ne faut à aucun prix, par un vote qui ne s'y rapporte pas, arrêter les réformes en cours qui sont la seule chance pour notre pays.

Et maintenant Votez !

Aymar

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