Les sujets de sécurité, propreté et de cadre de vie n’ont jamais été pensés de la bonne façon.

Longtemps, on a pensé que la meilleure solution était de jouer la carte de la répression, de la surveillance, des amendes mais force est de constater que cette méthode ne suffit plus.

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L’espace public est quotidiennement dégradé par une succession d’incivilités du fait des parisiens. La facilité nous ferait désigner les agents de la ville comme étant les principaux responsables de cet état, mais ce sont bien les parisiens qui sont responsables.

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Et si nous remettions l’humain au coeur de cette problématique en responsabilisant les parisiens à ces thématiques. En fidélisant les agents à un quartier, pour créer du lien social, une proximité entre les agents, les habitants et les commerçants. Tissons un lien fort qui respecte l’espace des uns et des autres et surtout leur travail.

Mais il faut également un choc de moyens, revoir complètement l’organisation et penser toujours plus local, miser sur l’échelon des quartiers, c’est cela la clé. Déconcentrer les compétences qui relèvent de l’échelon local et faire en sorte que chacun puisse trouver sa place dans la ville.

L’éducation est aussi une des clés de ces problèmes. Il faut faire de la pédagogie sur les conséquences des incivilités, inciter au tri dans les écoles mais aussi faire preuve de transparence auprès des parisiens. Ou vont les déchets ? Comment sont ils recyclés ? Nous avons le droit de savoir.

Mais nous avons également le droit et le devoir de participer a ces réflexions. Il faut que les instances de démocratie participatives locales et les parisiens puissent donner leur avis sur ce qu’ils attendent en matière de propreté, de recyclage.

Il faut également améliorer les services de sécurité en leur donnant les moyens d’agir concrètement et de connaitre leurs quartiers. Créer des équipes qui connaissent les habitants et les enjeux de leurs zones. Coordonner les services de vidéo-surveillance

Un espace public apaisé, c’est possible ! Mais cela relève avant tout d’un travail collectif qui doit être porté par les mairies d’arrondissement et leurs élus aux côtés des citoyens.

Marie-Jo OZENNE et Sylvain LEBLANC - Animateurs du comité République-Saint Ambroise