Le 24 Avril dernier, David Amiel et Ismaël Emelien, anciens conseillers d’Emmanuel Macron, sont venus nous rendre visite à l’occasion de la sortie du livre « Le progrès ne tombe pas du ciel » pour une soirée d’échanges et de débats. Ils ont commencé par nous présenter rapidement le propos général de l’ouvrage et le pourquoi de son écriture.

En plein mouvement social, et sur fond d’effondrement des deux grands partis de gouvernement, une définition du « Progressisme » est nécessaire, car, face à une pensée nationaliste et réactionnaire structurée depuis longtemps, il est indispensable d’expliquer aux citoyens le sens l’action gouvernementale et la ligne politique nouvelle qui impulse les changements que connait aujourd’hui notre pays.

Les questions s’enchainent très vite, arrivent bien sûr la préoccupation de la fracture territoriale, certains dans la salle sont inquiets de la désertification de certains territoires. Services publics et activité économique semblent disparaitre. Pour d’autres, c’est la concentration des centres de décisions publics et des sièges d’entreprises à Paris qui inquiète.

Dans tous les cas, c’est un sentiment d’abandon d’une partie du territoire qui émerge des prises de paroles, des citoyens se vivent comme « enfermés dehors ». Ils se sentent hors de l’emploi, des services publics et de l’accès à la formation.

Ces vies contraintes, tant la par la situation géographique que par le milieu social d’origine, sont le coeur de l’action du progressisme, qui vise justement à libérer ces vies empêchées. Pour répondre à ces angoisses légitimes, David et Ismaël nous ont rappelé les nombreuses mesures mises en place par le gouvernement, à commencer par le dédoublement des classes de CP et les 15 milliards d’euros investis dans la formation professionnelle. Objectif : lutter contre les déterminismes en s’attaquant à la racine du mal de l’échec scolaire, et aux carrières qui ne peuvent évoluer vers les métiers de demain.

Ils nous présentent aussi largement le plan de déconcentration qui doit mettre dans chaque canton une maison de service public regroupant Impôts, CAF… Remettre de la proximité à l’heure de la fracture du numérique.

Les débats continuent parfois vifs, parfois plus apaisés mais toujours respectueux et dans la bonne humeur. Le fonctionnement de l’Etat et de la haute fonction publique y occupe une bonne place. Chacun souhaite un Etat plus efficace, plus proche et plus apte à répondre aux besoins des citoyens. La décentralisation est un projet inachevé, dont chacun souhaite tirer justement les bénéfices : proximité, connaissance du terrain et rapidité d’action.

La question du pouvoir d’achat est largement débattue, et les mesures qui l’accompagnent, notamment la baisse puis la disparition de la taxe d’habitation qui représente six fois l’ISF et dont bien peu parlent.

Cette soirée a été l’occasion de dialogue, d’écoute, de compréhension mutuelle, elle s’achève par un moment de convivialité.

Nous remercions Davil Amiel et Ismaël Emelien pour leur venue et l’ensemble des personnes présentes pour la qualité des échanges qui ont eu lieu. Merci à vous et à l’équipe de l’AGECA qui a nous permis de d’organiser ce moment.

Nicolas - Responsable mobilisation du 11ème