Plusieurs centaines de personnes se sont réunies ce mardi 14 mai à la Bellevilloise dans l’Est parisien pour débattre de l’Europe, sous l’angle de de la solidarité et de l’écologie : deux thèmes qui tiennent à cœur aux marcheurs et aux français.

Pierre Person, député de la 6ème circonscription de Paris, insiste en introduction sur l’importance de cette élection et exhorte : « ne laissez pas la place aux nationalistes, chaque voix compte, il n’y aura pas de seconde chance ! ».

Car le projet européen, malgré ses réussites, doit évoluer d’après Agnès Buzyn, Ministre des Solidarités et de la Santé: « L’Europe, c’est 75 ans de paix, la démocratie pour tous ceux qui nous ont rejoint et la prospérité, avec la possibilité pour chaque génération de vivre mieux que la précédente. Elle ne peut se limiter à un marché, il faut une Europe sociale, souveraine, politique et de la défense ! ».

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Cette réussite se lit dans le chiffres et Marianna Mendza, référente du XIème arrondissement, le démontre : « les courbes d’espérance de vie et de population sortie de l’extrême pauvreté ne font que croître. »

Mais l’urgence écologique est là, chaque augmentation d’un degré de la température moyenne aura des conséquences terribles. Thibaut Gouache, référent du XIXème le rappelle : « 5 degrés de plus, c’est ce qui nous sépare de l’ère glaciaire, une époque où Paris était recouvert de glace. L’écologie doit être le combat politique de la France. ».

Et comme le dit Florence de Massol, maire adjointe du 20eme, « l’écologie et le social sont intimement liés : les plus fragiles sont les exposés à la dégradation de la qualité de l’air, au bruit, à la surconsommation de sucre, à la précarité énergétique, etc. »

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La volonté d’évoluer existe, chez nous comme chez nos partenaires. Et Sophie Cluzel, Secrétaire d’Etat chargée des personnes handicapées de faire référence à son expérience gouvernementale : « Nous avons réfléchi avec les Ministres Européens chargés du Handicap, à l’autonomie, à la scolarisation et à la mobilité de nos concitoyens handicapés, en étant pragmatique, en sortant des dogmes... On a signé un manifeste à 28 : On y est déjà, l’Europe sociale, ça avance».

Mais le modèle social protecteur que nous voulons est miné par la concurrence fiscale entre états et les stratégies d’optimisation des multinationales.

La liste Renaissance traite le sujet dans son programme, comme le dit David Vaillant, référent XXème arrondissement : « Sur la fiscalité : on prône la convergence du taux et de l’assiette, et l’accentuation de la lutte contre l’évasion fiscale. Sur la taxe GAFA, on l’a fait, on n’est pas seul, et on va continuer à le porter.»

Sur l’environnement, Emmanuelle Wargon, Secrétaire d’État auprès du Ministre de la Transition Ecologique et Solidaire, pose la question de la taille critique pour négocier les normes internationales. Pour elle, c’est l’Europe. Et Pascal Durand, député européen écologiste de renchérir : « *Qui raisonnablement peut espérer négocier avec les USA, la Russie, la Chine...? Il s’agit d’avoir la main sur nos normes sociales et environnementales ! Je ne veux pas qu’un dictateur nous impose ses normes ! *»

Julien Denormandie, Ministre de la Ville et du Logement évoque une autre idée du programme Renaissance, la Banque Européenne du Climat : « *Ce qui se joue le 26 mai va impacter notre quotidien. Ma génération considère l’Europe comme un acquis. Mais que nous apporte-t-elle ? La paix, oui... Plus pragmatiquement, c’est aussi la qualité des aliments dans l’assiette de nos enfants. L’efficacité énergétique des bâtiments aussi, c’est à la fois du pouvoir d’achat et des émissions de CO2. Utilisons l’épargne des européens pour permettre cette transition alimentaire et énergétique. *»

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Pour terminer, Pascal Durand alerte la salle sur ce qui adviendrait en cas de victoire des nationalistes « Ils s’opposent en bloquant tout, ils n’ont pas besoin de se mettre d’accord, ils vont nous empêcher de prendre des décisions, non pas dans un débat ouvert, mais en bloquant le fonctionnement du Parlement. Ils veulent détruire le projet européen. On a une responsabilité particulière, le Rassemblement National ne peut pas être la première force française au Parlement Européen. L’histoire nous regarde ! Ce sont nos valeurs, la démocratie que nous devons défendre. C’est une responsabilité morale et politique que de gagner ! »

Et David Vaillant de conclure : « Nous pensons que l’Europe doit être, forte, unie et solidaire !».

L'équipe LaREM Paris 11