Le lundi 25 mars dernier, le ministre de la transition écologique et solidaire, François de Rugy, a lancé la campagne d’envoi des chèques énergie pour l’année 2019. Ils seront envoyés tout au long du mois d’avril. Rappelons que ces chèques énergie, c’est encore du pouvoir d’achat donné aux Français les plus modestes, qu’ils sont envoyés automatiquement et qu’ils sont financés par la solidarité et par l’impôt.

"La solidarité doit être placée au cœur de nos politiques publiques. C’est aussi le cas en matière d’énergie : le Gouvernement est déterminé à lutter contre la précarité énergétique. La montée en puissance du chèque énergie cette année s’inscrit pleinement dans cette dynamique." François de Rugy.

Le chèque énergie, qui est un instrument au service de la transition écologique voulue par le président de la République Emmanuel Macron, a bénéficié à 3,6 millions de foyers aux revenus modestes en 2018 pour les aider à payer leur facture d’énergie et bénéficiera à 2,2 millions de foyers supplémentaires en 2019, soit 5,8 millions de foyers au total sur environ 30 millions de foyers en France (un cinquième, donc). Les montants versés ont augmenté de 50€ par rapport à 2018 et peuvent être au maximum de 277€.

Le chèque énergie peut être utilisé par les ménages bénéficiaires pour régler les factures des fournisseurs d’électricité, de gaz, de fioul domestique ou d’autres combustibles ; les charges de chauffage incluses dans les redevances de logements-foyers conventionnées à l’aide personnalisée au logement (APL) ainsi que certaines dépenses liées à la rénovation énergétique du logement.

Notons qu’en 2018, entre 15 et 20% des bénéficiaires de ce chèque énergie n’y ont pas eu recours.

La politique du gouvernement d’Edouard Philippe entre en cohérence avec la demande des Français depuis de nombreuses années, alors qu’ils contestent la pression fiscale de notre pays : baisse des impôts, maintien de la solidarité à l’égard des plus fragiles, dans un contexte où le déficit public a été calculé pour 2018 à 2,5% du PIB (loin des 3% autorisés par les traités européens). Nos concitoyens, à la fin de la deuxième année de mandat d’Emmanuel Macron, se rendent compte du bien fondé de sa politique – ce qui s’observe dans les sondages pour les toutes prochaines élections européennes – mais restent demandeurs, à juste titre, de toujours plus d’écoute.

Rémi Chauvet, référent LaREM Paris 10


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