On peut ne pas être d’accord avec la politique proposée par Emmanuel Macron lors de son élection en 2017 et mise en œuvre par le Gouvernement d’Edouard Philippe. On peut ne pas être d’accord, et le dire… C’est la démocratie. Et ceux qui s’opposent doivent être écoutés, dès lors qu’ils le font de manière respectueuse de nos institutions et en n’oubliant jamais le verdict du scrutin. La violence et l’invective n’ont pas leur place dans le dialogue républicain entre opposants.

Pour rappel, Emmanuel Macron a été élu avec 8 657 326 voix au 1er tour puis 20 743 128 au 2nd tour, sur un corps électoral de 47 568 693 – en comparaison, en 2012, François Hollande était élu avec 18 000 668 voix sur un corps électoral de 46 066 307.

Pour rappel, encore, à l’issue du 2nd tour des élections législatives, le 18 juin 2017, l’Assemblée nationale comptait 308 députés La République En Marche et 42 députés Modem, sur 577 sièges.

Donc, on peut ne pas être en accord avec la politique menée aujourd’hui, mais force est de constater :

  • Qu’elle correspond au programme électoral développé lors de l’élection présidentielle puis lors des élections législatives. Pour une fois, un président de la République ne se faisait pas élire sur une tromperie. Il faut le signaler, car ce fut relativement rare jusqu’à présent dans l’histoire de la Ve République.
  • Que ceux qui portaient ce programme ont été élus démocratiquement. L’abstention n’a épargné personne, pas même les élus de la France Insoumise dont certains, qui plus est, ont accepté de mêler leurs voix à celles du parti de Marine Le Pen.
  • Que cette politique est mise en œuvre dans le cadre de nos institutions et en accord, donc, avec la majorité (que l’on qualifie parfois de silencieuse) des Françaises et des Français.

Il se trouve, n’en déplaise aux truqueurs, aux menteurs et à ceux qui ne prennent pas la peine de correctement s'informer, que cette politique, et notamment en matière de pouvoir d’achat, porte ses fruits. Et ce n’est pas La République En Marche qui le dit, mais bien l’Institut national de la Statistique et des Etudes économiques (INSEE).

Selon l’INSEE, donc, dans sa note de conjoncture de décembre 2018, à la fin du 1er semestre de 2019 le chômage aura reculé de 0,1 point, à 9% ; il y aura eu 64 000 créations d’emploi (contre 107 000 pour les deux semestres de 2018) ; le pouvoir d’achat se sera accru de 2%, après avoir crû de 1,4% sur l’ensemble de l’année 2018 ; l’investissement des entreprises connaîtra une croissance de 2,2% au 1er semestre 2019, après 3,8% sur l’ensemble de l’année 2018 ; la croissance de la consommation des ménages sera de 1,4% au 1er semestre après une croissance de 0,8% sur l’ensemble de l’année 2018.

Je rappelle que lorsque l’économie s’inscrit dans un cercle vertueux – comme c’est le cas actuellement – les bons chiffres (emploi, investissement des entreprises…) produisent des chiffres encore meilleurs (notamment sur le chômage et sur le pouvoir d’achat).

Parmi les mesures qui vont créer de manière pérenne une nette amélioration dans la vie de tous les Français, et notamment des plus modestes et des plus fragiles – dès lors que l’on veut bien accorder du temps au temps, tout en gardant à l’esprit que des mesures d’urgence ont également été prises notamment en matière de logement et de santé – signalons-en quelques-unes…

Pour que le travail paie mieux, le salaire net a été augmenté grâce à la suppression des cotisations chômage et maladie, la prime d’activité a été augmentée pour 2,5 millions de Français, les heures supplémentaires seront exonérées de cotisations sociales.

Pour supprimer un impôt injuste, la taxe d’habitation a été réduite d’un tiers cette année pour 8 Français sur 10 et sera totalement supprimée en 2020 pour ces mêmes 18 millions de foyers. En 2021, la suppression sera pour tous les Français, chaque foyer économisant alors en moyenne 600 euros par an.

Pour mieux accompagner les familles, une hausse de 30% de l’aide dont peuvent bénéficier les familles monoparentales est effective depuis octobre dernier, une hausse du complément familial majoré de l’ordre de 200 € par an interviendra au 1er avril 2019, ainsi qu’une augmentation de 72 € par enfant et par an de l’allocation de soutien familial.

Pour protéger les plus fragiles, le minimum vieillesse sera augmenté de 100 € par mois d’ici janvier 2020 (+30 € en avril 2018), une hausse de 100 € par mois de l’allocation adulte handicapé sera effective d’ici la fin de 2019, le zéro à charge pour les soins dentaires, optiques et auditifs entrera progressivement en vigueur en 2019.

Pour accompagner les Français dans la transition écologique, une prime à la conversion est mise en œuvre, pouvant aller jusqu’à 5 000 € pour l’achat d’un véhicule électrique ou hybride, neuf ou d’occasion, ainsi qu’une augmentation de 50 € du chèque énergie, avec un montant moyen de 200 € pour près de 6 millions de ménages, et qu’une aide allant jusqu’à 3 000 € pour remplacer une chaudière au fioul par une chaudière utilisant des énergies renouvelables.

Il faut avoir à l’esprit la cohérence d’ensemble de ces mesures, car c’est un véritable chamboulement fiscal et en matière de prestations sociales que conduisent Emmanuel Macron et Edouard Philippe. Et ce chamboulement est salutaire. Oui, il y a eu des présidents qui se sont contentés de déplorer la pauvreté, la précarité et la fragilité et de dispenser quelques prébendes, trop vite dépensées. En vérité, cela fait 40 ans que les gouvernements successifs agissent de la sorte. Aujourd’hui, Emmanuel Macron a sifflé le changement. Et, en étant honnête, qui pourra dire qu’il ne faut pas, aujourd’hui, essayer autre chose que les vieilles recettes éculées ?

A La République En Marche, nous nous devons à la confiance que les Français nous ont témoignée lors des quatre scrutins de 2017. Si des aménagements doivent intervenir dans la méthode, et notamment dans le temps, il ne faut pas se soustraire à l’objectif. A la fin de ce quinquennat, nul ne songera de bonne foi à contester ce changement radical intervenu dans la société française afin de libérer les énergies et d’apporter de la justice sociale et fiscale.


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Rémi Chauvet, référent LaREM Paris 10