« Les 1 000 premiers jours d’un citoyen français sont décisifs sur le plan affectif, sur le plan cognitif, c’est là qu’on construit parfois le pire et qu’on peut bâtir le meilleur. Nous devons construire, imaginer beaucoup plus que ce qu’on a fait jusque-là. »
Emmanuel Macron, le jeudi 25 avril 2019

C’est parce que les 1 000 premiers jours d’un enfant sont fondamentaux dans sa construction psychologique, affective, intellectuelle, sociale et qu’ils détermineront en partie ses capacités de développement puis à devenir un adulte au mieux de ses capacités, qu’il est important de mieux les protéger et de mieux les accompagner.

C’est aussi parce que toutes les familles n’ont pas les mêmes capacités, possibilités et moyens, au regard de l’éducation des enfants qu’il est important, dès les tout premiers jours de la vie, d’apporter soutien et assistance, en particulier aux familles les moins favorisées, pour que tous les enfants aient, au début de leur scolarité, les mêmes chances.

Aussi, le président de la République a-t-il confié à la ministre des solidarités et de la santé, Agnès Buzyn, ainsi qu’à son secrétaire d’Etat, Adrien Taquet, en charge particulièrement – et pour la première fois en France – de ces questions, une mission de réflexion avec la création d’une Commission des 1000 premiers jours, pour définir les mesures d’accompagnement des nouveaux nés et de leurs parents durant ces 1 000 premiers jours, au regard de ce que la science nous apprend de cette période fondamentale. La commission devra rendre son rapport en février 2020.

Une fois par semaine, Adrien Taquet ira ainsi à la rencontre des parents pour recueillir leurs besoins et construire, avec eux, les outils qui permettront à chaque enfant, sur le territoire, de démarrer dans la vie avec les meilleures chances.

La commission devra présenter les fondements scientifiques qui révèlent l’importance de ces 1 000 jours, imaginera le parcours parental post-natal, à l’image de ce qui se fait en Finlande, avec l’aide de la Protection maternelle et infantile (PMI), pourra formuler des préconisations concernant les congés parentaux et repensera le fonctionnement de notre système d’accueil de l’enfant.

Cette commission, composée de 16 personnalités (neuropsychiatres, gynécologues-obstétriciens, pédopsychiatres, psychothérapeutes, éducateurs de jeunes enfants, sages-femmes, travailleurs sociaux, pédiatres…) sera présidée par Boris Cyrulnik, neuropsychiatre, et co-présidée par Isabelle Filliozat, psychothérapeute, et Alexandre Benachi, gynécologue-obstétricienne.

Dès à présent, le Gouvernement s’engage sur la création de 30 000 places supplémentaires en crèche d’ici 2022, en favorisant les territoires prioritaires et les familles les plus en besoin (familles monoparentales, familles modestes…) ainsi que sur un plan de formation pour 600 000 professionnels de la petite enfance dès 2020 afin de favoriser le développement de l’enfant et l’apprentissage du langage avant même l’entrée à l’école maternelle. L’accueil des enfants défavorisés en crèche sera encouragé et facilité, le congé de maternité des travailleurs indépendants et des exploitants agricoles sera amélioré et le congé paternité, pour les nouveau-nés hospitalisés, sera prolongé.

Les citoyens de demain se forment dès les premières heures de demain ; ces mesures qui accompagneront le plan 1 000 premiers jours permettront à tous les enfants de se lancer dans la vie avec les mêmes chances.


Rémi Chauvet, référent LaREM Paris 10