18e samedi de troubles, de heurts et de violences. Un 18e samedi, le 16 mars, particulièrement violent à Paris, à Toulouse, à Bordeaux. Des agences bancaires ont été détruites, des incendies ont dévasté des immeubles d’habitation, des kiosques à journaux ont été saccagés, des commerces et des restaurants ont été vandalisés et pillés. Tout cela malgré la présence importante des forces de l’ordre, toujours mobilisées et auxquelles il faut rendre un hommage appuyé, mais sans doute à cause d’un dysfonctionnement dans la chaîne de commandement et d’un dénigrement systématique de leur action par une partie du personnel politique – notamment dans les rangs de la France Insoumise, mais aussi de la maire de Paris, qui compare les violences des gilets jaunes aux attentats de 2015 ou encore appellait à ne pas interdire les manifestations malgré les violences alors déjà commises – auquel s’est ajoutée la voix du Défenseur des droits, contestant l’usage des armes intermédiaires pourtant indispensables à nos forces de sécurité dans ce contexte d’ultra-violence.

Depuis le début du mouvement des gilets jaunes, le 17 novembre dernier, les manifestations hebdomadaires ont fait 170 millions d’euros de dégâts, d’innombrables blessés et des milliers d’emplois détruits ou mis en péril.

Si les inquiétudes du début du mouvement des gilets jaunes étaient recevables – et, pour partie, légitimes après des décennies d’inaction publique – les 10 000 personnes qui ont défilé ce samedi à Paris, tantôt vêtues de jaune, tantôt vêtues de noir, avaient un même objectif : la défiance vis-à-vis de la République et le saccage.

Le président de la République, dès sa prise de parole samedi soir, place Beauvau, et le Premier ministre lors de sa conférence de presse du lundi 18 mars ont répondu fermement à cette dérive inacceptable qui met en danger les populations et l’économie du pays.

D’ores et déjà, et en attendant la promulgation de la proposition de loi sur le maintien de l’ordre public d’ici 3 ou 4 semaines, Edouard Philippe a indiqué un renforcement des mesures préventives, un durcissement de la réponse policière et judiciaire et un recours accru à la sanction pécuniaire.

  • Dès à présent, les rassemblements seront interdits dès lors que des éléments ultra y seront repérés, et les regroupements de personnes seront dispersés. Celles et ceux qui auront appelé aux violences seront poursuivis. Les contrôles d’identité seront renforcés. Par ailleurs, la concertation avec les associations de commerçants et d’artisans sera renforcée et les boucles de message seront systématisées avant et pendant les manifestations.
  • L’équipement des forces de l’ordre sera revu et complété, de sorte de les doter de moyens plus dynamiques, plus puissants, plus offensifs. Des drones et des hélicoptères pourront être employés pour la surveillance et l’identification. Des unités de police à cheval seront déployées. Les lanceurs d’eau intégreront des produits marquants colorés et/ou lacrymogènes. La mobilité, l’initiative, l’interpellation seront renforcées. Des officiers de police judiciaire, en nombre plus important, seront intégrés dans le dispositif afin de procéder aux constatations légales, y compris grâce au recours renforcé aux caméras-piétons, aux caméras embarqués et au réseau urbain de vidéoprotection ; des moyens de transport accrus, réquisitionnés si nécessaires, seront déployés pour acheminer les personnes interpellées.
  • Enfin, la responsabilité civile des organisateurs et des participants sera systématiquement recherchée par action récursoire en cas de dommages causés aux personnes et aux biens, y compris en demandant à un seul de payer la totalité des dégâts, à charge pour lui de se retourner vers les autres.

Tout en garantissant le droit constitutionnel fondamental de manifester, le Gouvernement affiche sa fermeté et sa volonté d’en finir avec des actions anarchistes et nihilistes visant à détruire la République et à nuire aux personnes et aux biens. Les Français soutiennent cela et condamnent fermement ceux qui incitent, soutiennent et légitiment les violences d’un mouvement qui s’est placé, au fil des semaines, en dehors de la République.


Rémi Chauvet, référent LaREM Paris 10