Nous entendons et lisons beaucoup de commentaires depuis la décision de Nicolas Hulot, prise le 28 août 2018, de quitter le Gouvernement. Les oppositions à la transformation de notre pays – du Rassemblement National à la France Insoumise, en passant par Les Républicains et le Parti Socialiste – évoquent avec une certaine délectation, un prétendu désintérêt du Gouvernement d’Edouard Philippe en matière d’écologie.

Devrait-on encore s’étonner de cette classe politique traditionnelle qui semble espérer que la France ne réussisse pas à relever les grands défis qui se présentent à elle, après des décennies durant lesquelles LR et PS ont pourtant démontré leur incapacité à réformer notre pays lorsqu’ils étaient aux responsabilités ?

Rappelons plutôt le bilan des quinze mois écoulés depuis l’élection d’Emmanuel Macron à la présidence de la République en matière de transition écologique et de protection de l'environnement :

  • Fin de l’exploitation des hydrocarbures en France (loi de 2017),
  • Inscription de l’environnement dans l’article 1er de la Constitution,
  • 9 milliards d’euros pour améliorer l’efficacité énergétique des logements des ménages modestes et des bâtiments publics,
  • 7 milliards d’euros pour financer la hausse de 70% de la capacité de production d’énergies renouvelables,
  • Objectif de 32% d’énergies renouvelables en 2030,
  • Fermeture des centrales à charbon et de la centrale de Fessenheim sous 4 ans,
  • Plan de lutte contre l’artificialisation des sols,
  • 50% d’aliments bio ou locaux dans les cantines,
  • Plan ambition bio pour atteindre 15% de surface agricole en agriculture biologique en 2022 (6% aujourd’hui),
  • Interdiction de plusieurs néonicotinoïdes, notamment pour protéger les populations d'abeilles,
  • Chèque énergie de 150€ par an pour 4 millions de ménages,
  • Aide jusqu’à 3 000€ pour le remplacement des chaudières au fioul,
  • 150 M€ pour rémunérer les agriculteurs pour la mise en place d’actions de protection de la biodiversité,
  • Prime à la casse des véhicules pour accélérer le remplacement des vieilles voitures polluantes par des véhicules plus récents et plus performants : 140 000 bénéficiaires à mi-août dont 70% de ménages non imposables,
  • Interdiction du glyphosate dans 3 ans,
  • Feuille de route pour l’économie circulaire pour tendre vers 100 % de plastique recyclé d’ici 2025,
  • Pas d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes et reconfiguration d’un nouveau projet de territoire qui privilégie l’agriculture durable.

L'écologie, il y a ceux qui en parlent et ceux qui agissent...

Rémi Chauvet, référent LaREM Paris 10


Pour aller plus loin sur ce sujet, vous pouvez également consulter :