Le ministre des comptes publics, Gérald Darmanin, le dit : "La politique du président [de la République] fonctionne bien". Et ces bons chiffres, ajoutés à l’amélioration – certes encore modeste – du marché du travail, créent une dynamique favorable et montre la cohérence et la justesse des mesures prises depuis mai 2017 par Emmanuel Macron et le Gouvernement d’Edouard Philippe.

Mardi 26 mars dernier, l’Insee a publié une série de chiffres concernant l’année 2018, en France. Son déficit public a été réduit à 2,5% du produit intérieur brut, soit 0,3 point de mieux qu’en 2017, et en-dessous des 3% prévus par les traités européens, et celui de Maastricht de 1992. Cette dette est stable en volume est équivaut à 98,4% du PIB. En valeur, néanmoins, elle a progressé de 56,6 milliards d’euros pour atteindre 2 315 milliards d’euros en 2018. "En stabilisant la dette publique et en réduisant plus que prévu notre déficit à 2,5% en 2018, nous avons mis fin à la dérive continue de nos finances publiques depuis plus de 10 ans.", se félicitait le ministre de l’économie et des finances, Bruno Le Maire.

La dépense publique, quant à elle, a baissé en 2018 de 0,4 point (56% du PIB), principalement grâce à une meilleure gestion de l’Etat et de ses administrations. Les impôts ont baissé, notamment grâce à la baisse de la taxe d’habitation pour 80% des ménages et à la suppression des cotisations salariales (chômage et maladie) ; le taux des prélèvements obligatoires a baissé de 0,2 point, à 45%.

La croissance pour 2018 a été révisée à la hausse par l’Insee, à 1,6%, et le pouvoir des ménages a connu une forte progression, notamment grâce aux annonces faites par le président de la République le 10 décembre dernier.

Le rétablissement des finances publiques prendra encore du temps pour arriver à une situation plus saine, et la charge de la dette publique (c’est-à-dire le seul paiement des intérêts) représente encore 42,1 milliards d’euros par an (soit le deuxième poste de dépense du budget), dans un contexte où les taux d’intérêt sont faibles ; cette charge de la dette, que nous léguerons aux générations futures, est le triste résultat de décennies de déséquilibre de nos politiques publiques, qu'Emmanuel Macron et le Gouvernement d'Edouard Philippe ont entrepris de corriger depuis 2017.

De la même façon que la politique actuelle fait sentir ses effets positifs sur les finances publiques de la France, elle se fait également sentir sur le marché de l’emploi, qui connaît des signes encourageants de redressement. Calculé selon les critères du Bureau international du travail (BIT), le taux de chômage en France est de 8,8% (hors Mayotte), ce qui est son plus bas niveau depuis 2009. Le taux de chômage des jeunes, singulièrement, baisse ; il est stable chez les plus de 50 ans.

Le quatrième trimestre 2018 fut le quatorzième trimestre consécutif de créations nettes d’emplois salariés dans le privé, et pour la première fois depuis 15 ans, la France crée des emplois industriels.

Alors certes, il y a encore des progrès à faire et les pouvoirs publics doivent poursuivre les réformes structurelles qui rendront notre administration moins dépensière et notre économie plus compétitive, plus dynamique et moins atone. Il n’en demeure pas moins qu’avec moins de 0,9% de la population mondiale, la France a la 6e économie du monde (après les Etats-Unis, la Chine, le Japon, l’Allemagne et la Grande-Bretagne) et la 3e économie européenne.


Rémi Chauvet, référent LaREM Paris 10