Le logement est l’une des priorités du Gouvernement. C’est pourquoi il a lancé un plan quinquennal pour le Logement d’abord et la lutte contre le sans-abrisme (2018-2022) coordonné par la Délégation interministérielle à l'hébergement et à l'accès au logement. Ce plan prévoit la création de 50 000 places de logement adapté et de 40 000 logements sociaux par an. Pour l’année 2018, 24 territoires ont été sélectionnés pour le mettre en place.

Ce plan s’insère dans la politique globale du Gouvernement pour lutter contre la grande pauvreté, avec la Stratégie de prévention et de lutte contre la pauvreté, présentée le 13 septembre dernier et le plan Ma Santé 2022, présenté quelques jours après.

Cette politique à moyen et long terme – indispensable – ne doit néanmoins pas occulter l’urgence de certaines situations qui appelle une réponse concrète des pouvoirs publics et nécessite des moyens à mobiliser dès cet hiver.

Et en effet, comme le souligne Julien Denormandie, ministre de la ville et du logement, « jamais un gouvernement n’a fait autant d’efforts que le nôtre ».

Le budget de l’Etat pour l’hébergement d’urgence s’élève ainsi à 2 milliards d’euros et l’Etat finance 136 000 places pérennes, soit 5 000 de plus que l’an dernier.

En plus de ces 136 000 places pérennes, 14 000 places supplémentaires vont être ouvertes durant cet hiver, dont 3 000 à Paris ; et 5 millions d’euros seront mobilisés pour financer des équipes supplémentaires de maraude, car le contact et la rencontre sont primordiaux dans les situations d’extrême précarité.

« La rue tue, c’est ça la réalité [...] C’est inacceptable et [le Gouvernement] ne baissera pas les bras. » - Julien Denormandie, Le Parisien, 31 octobre 2018

Le chef du Gouvernement a demandé à tous les ministères d’identifier les sites mobilisables pour l’hébergement d’urgence ; c’est ainsi que dès décembre 2018, 250 places vont ouvrir dans un bâtiment appartenant au ministère des Armées, au cœur de la capitale, et d'autres lieux suivront.

Ces mesures d’urgence sont inédites. A Paris comme dans le reste de la France, elles aideront les plus démunis, c’est-à-dire ceux qui sont dépourvus de toit. Il faut aussi noter qu’une attention particulière sera réservée aux femmes et aux enfants, avec des moyens dédiés, aussi bien au niveau des maraudes que de l’hébergement.

Il n’existe aucune raison valable de s’opposer à ce plan gouvernemental, particulièrement audacieux et qui mobilise plus de moyens que les années précédentes. Sauf à vouloir entretenir une extrême pauvreté pour des raisons bassement électoralistes…

Rémi Chauvet, référent LaREM Paris 10.


Pour aller plus loin, consultez le dossier du Gouvernement présentant le Plan Quinquennal pour le Logement d'abord et la lutte contre le sans-abrisme (2018-2022).