Le Premier ministre, Edouard Philippe, et son Gouvernement ont présenté ce lundi 8 avril, à Paris, la première restitution sur le Grand Débat National voulu et porté – d’une manière inédite pour un président de la République – par le chef de l’Etat, Emmanuel Macron.

Tout d’abord, il faut souligner que cette initiative est un succès par l’ampleur de la participation. Plus de 500 000 contributions écrites via les cahiers de doléances ouvert dans les mairies ; près de 2 millions de contributions en ligne sur le site Internet granddebat.fr ; plus de 500 000 participants aux réunions publiques… Jamais les Français n’avaient été autant écoutés et questionnés sur leurs craintes, sur leurs ressentiments et sur leurs désirs. Comme l’a rappelé le Premier ministre, cet exercice de démocratie participative porte la France "très loin des exemples de violence [dans lesquels certains] se complaisent chaque samedi."

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Ensuite, et à l’unisson du président de la République, il faut souligner qu’il ne pourra pas y avoir une réponse individualisée pour 65 millions de Français. C’est l’intérêt de la Nation et des Français qu’il conviendra de prendre en considération lorsque Emmanuel Macron dévoilera ses propositions, et pas l’intérêt particulier et individuel – voire individualiste – de chacun d’entre nous.

Enfin, et les derniers chiffres de l’économie publiés par l’Insee le disent, la France se porte mieux et il n’est pas possible de remettre en question la baisse du déficit public et de la dépense publique, de briser le cercle de la reprise, de stopper la baisse du chômage… par des mesures extravagantes pour satisfaire des demandes irresponsables. D’autant qu’il apparaît que certaines demandent sont contradictoires : alors que certaines contributions souhaitent un renforcement de l’imposition des ménages les plus aisés et une baisse de la TVA pour les plus défavorisés, d’autres demandent une imposition du revenu dès le premier euro…

Edouard Philippe a retenu quatre axes à l’issue de cette vaste consultation :

"Une immense exaspération fiscale"

  • "Notre pays a atteint aujourd’hui une sorte de tolérance fiscale zéro. Les débats nous indiquent clairement la direction à prendre : nous devons baisser, et baisser plus vite, les impôts."
  • "Les Français ont compris, avec plus de maturité que certaines formations politiques, qu’on ne peut pas baisser les impôts si on ne baisse pas la dépense publique."

"Une exigence de fraternité, de proximité, de lien quotidien"

  • "Nous vivons dans un pays où, à certains endroits, on ne se voit plus et on ne se parle plus. Et quand le service public ferme ou déménage, c’est l’Etat – le dernier rempart – qui abandonne aussi."

"Une exigence démocratique"

  • "Nous ne pourrons plus gouverner comme avant. L’expérience du Grand Débat sera utile pour bâtir une démocratie participative au long cours."
  • "Certains annonçaient l’avènement d’une forme de démocratie directe et médiatique permanente. Ce n’est pas ce que les Français veulent. Ils veulent une démocratie plus représentative, plus transparente, plus efficace."

"Une exigence climatique"

  • "Les Français ne sont pas climato-sceptiques. Changer de comportement, oui. En revanche, ils ne veulent plus que des taxes leur dictent ce qu’ils doivent faire."

Ce Grand Débat va être une chance pour notre pays. Il y aura, oui ! un avant et un après et il ne sera plus possible de gouverner la France comme auparavant, comme le souligne Edouard Philippe : "Le besoin de changement est si radical que tout conservatisme serait impardonnable. Vous pouvez compter sur ma détermination absolue pour faire du succès du Grand Débat une chance pour les Français, pour nos territoires et pour notre avenir." Les Français attendent maintenant les annonces qui seront faites dans les prochains jours par le président de la République.

Rémi Chauvet, référent LaREM Paris 10


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