La presse se fait l’écho de l’augmentation des prix alimentaires chez de grandes marques de distributeur. On évoque la hausse sur des pâtes à tartiner célèbres et sur des alcools raffinés, aux cris et pleurs des enfants et des parents !

En cause, « la dernière loi du gouvernement » ! Mais de quoi parlons-nous ?

De la loi Egalim, qui a fait l’objet d’une grande concertation - les Etats généraux de l’alimentation - de 5 mois de travail avec 14 ateliers nationaux, ayant réuni 700 participants et mis autour de la table l’ensemble des parties prenantes (agriculteurs, producteurs, industriels, distributeurs…).

Une loi qui s’est également appuyée sur une consultation publique qui a recueilli 156 000 visiteurs, 17 000 contributions et 74 événements territoriaux. Les objectifs de cette loi sont très clairs :

  • Relancer la création de valeur et en assurer l’équitable répartition
  • Permettre aux agriculteurs de vivre dignement de leur travail par le paiement de prix justes
  • Accompagner la transformation des modèles de production afin de répondre davantage aux attentes et aux besoins des consommateurs
  • Promouvoir les choix de consommation privilégiant une alimentation saine, sûre et durable
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La loi #Egalim ne prévoit pas une hausse des prix automatique de 10% sur les produits alimentaires ! C'est aux distributeurs de prendre leurs responsabilités sur la fixation des prix. Dans le cadre des états généraux, la distribution n’avait-elle d'ailleurs pas pris l’engagement que ce rééquilibrage des marges devrait se faire sans modifier substantiellement le prix global du panier du consommateur ?

Les consommateurs ne doivent pas être perdants : pour les 93% de produits alimentaires restants (par exemple les fruits et légumes) les marges auront vocation à baisser en contrepartie des hausses. Comme l’a rappelé Didier Guillaume, ministre de l’agriculture et de l’alimentation : "Nous ferons une étude dans deux ans, on verra, mais moi je pense que ça va marcher".

En tant que consommateur cette loi est une chance de nous questionner sur nos modes alimentaires et peut être s’orienter vers une alimentation plus durable (cycle court, bio, etc.) et donc moins cher !

En tant que citoyen cette loi est une chance car elle permet de remettre un équilibre entre les différents acteurs et doit permettre à nos agriculteurs de vivre dignement de leur travail.

Laurent Morel, animateur local du Comité Eole


Pour aller plus loin, consultez la Feuille de route 2018-2022 en matière de politique de l'alimentation.