Lundi 3 septembre 2018, 12 millions d’élèves faisaient leur rentrée et reprenaient le chemin de l'école ; quelques jours après leurs enseignants, près de 880 000.

L’Education nationale, avec plus de 50 milliards de budget alloués par l’État en 2018, est – à juste de titre – le premier budget de la Nation. Des chiffres impressionnants qui méritent de s’intéresser au sujet…

Cette rentrée est marquée par la poursuite et la consolidation des mesures mises en place depuis un an et par l’entrée en vigueur de nouvelles transformations, qui vont concrètement changer la vie des élèves, des parents et des professeurs :

  • le dédoublement des classes de CP et de CE1, en REP et REP+, est une mesure de justice sociale qui combat les inégalités scolaires. Dans les classes ainsi dédoublées, les élèves seront une douzaine au lieu d’être une vingtaine. A Paris, ce sont désormais 225 classes réparties dans 117 écoles parisiennes qui passent à 12 élèves ; cela bénéficie à environ 3 000 petits Parisiens.
  • les effectifs enseignants ont été accrus, avec 3 881 nouveaux postes de professeur des écoles.
  • avec 20 000 élèves en situation de handicap en plus par rapport à la rentrée 2017, pour un total de plus de 340 000 et de nouveaux moyens mis pour les accueillir, la rentrée 2018 marque un progrès important vers une école plus inclusive.
  • Au collège, les enseignements sont enrichis : 67% des collèges proposent une classe bilingue, contre 47% à la rentrée 2016. L’enseignement du latin et du grec continue de se développer. Les élèves pourront suivre un nouvel enseignement optionnel de chant choral. L’objectif est de parvenir à 1 million d’élèves qui chantent régulièrement.
  • Le dispositif « devoirs faits » est consolidé, pour continuer de lutter contre l’inégalité devant le travail à la maison. Chaque établissement proposera au moins 4 heures par semaine à tous les élèves volontaires.
  • les municipalités ont la liberté d’adapter les rythmes scolaires ; 80% ont opté pour la semaine de 4 jours et son plan éducatif qui permet de proposer des activités culturelles et sportives aux élèves (« plan mercredi »).
  • le premier couplet de la Marseillaise sera enseigné dès le CE2 et une dictée quotidienne dès le CP est préconisée par le Conseil supérieur des programmes.
  • les téléphones portables sont désormais interdits à l’école et au collège.

Succinctement, voilà dressée la physionomie de cette rentrée 2018. Une évaluation sera conduite très prochainement par le ministère de l’Education nationale pour apprécier la portée de ces réformes, mais nous pouvons saluer d’ores et déjà le travail accompli par le ministre Jean-Michel Blanquer pour la première rentrée qu’il a menée de bout en bout.


Rémi Chauvet, référent LaREM Paris 10