Le dimanche 26 mai prochain, nous serons appelés à élire les députés qui représenteront la France au Parlement européen. Attention : c’est un scrutin à un seul tour !

Ce scrutin sera marqué par deux spécificités par rapport au précédent scrutin, celui de 2014.

La première, c’est qu’il n’y a plus en 2019 qu’une seule circonscription, le territoire national. Précédemment, il y avait huit circonscriptions européennes dans notre pays : Nord-Ouest, Ouest, Est, Massif Central-Centre, Sud-Ouest, Sud-Est, Île-de-France et Outre-Mer ; chaque circonscription, en fonction de sa population, apportant un nombre défini d’élus européens, pour un total de 74 élus, au Parlement de Strasbourg.

La seconde, c’est que ce ne sont plus 74 députés qui vont être élus, mais 79. En effet, en fonction de l’évolution de la sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne (Brexit), cinq députés supplémentaires siégeront et représenteront la France. Si le Brexit intervient avant le 1er juillet – date d’installation de la nouvelle assemblée européenne – ces cinq députés supplémentaires siègeront dès le début de la mandature. Si le Brexit se produit après le 1er juillet, ces cinq députés supplémentaires entreront au Parlement lorsque le Royaume-Uni quittera définitivement l’Union européenne.

Rappelons au passage quelques vérités sur le scrutin de 2014, à mettre en perspective avec celui, à venir, du dimanche 26 mai 2019.

Avec 24 élus sur 74, le Front national était le vainqueur du précédent scrutin. L’UMP, dans l’opposition, arrivait en deuxième position avec 20 élus. Le Parti Socialiste, au pouvoir (François Hollande était président de la République, Manuel Valls était premier ministre), n’arrivait qu’en troisième position, avec 13 élus et seulement 13,98% des voix.

Nous verrons ce que donnent les résultats de dimanche prochain…

Le Rassemblement national, qui joue la carte – usurpée, donc – du renouveau et de l’alternance, a montré durant cinq années au Parlement européen son inefficacité et son inutilité ; voire sa duplicité, puisque son discours européen et ses votes étaient parfois opposés à ses slogans. L'éditorial dans Le Monde le 14 mai dernier en est dramatiquement révélateur : "En Europe, le Rassemblement national ne construit rien". Nous n’oublions pas non plus les affaires de financement illégaux du Rassemblement national auxquelles ses élus – et ses assistants parlementaires – sont accusés d’être mêlés. Quel qu'il soit, son score de dimanche ne sera que la confirmation qu’en Europe, le discours nationaliste, populiste, a malheureusement un écho important ; écho encouragé par des puissances étrangères dont l'intérêt est d'affaiblir l'Europe, comme le rappelait très justement Edouard Philippe ce dimanche 19 mai. Utile, à ce stade, de se remémorer l'arrivée à Paris, à une semaine des élections européennes, de Steve Bannon, ex-stratège de Donald Trump et soutien de Marine Le Pen, ainsi que le scandale russe éclaboussant l’allié autrichien du parti d'extrême droite de madame Le Pen et ayant poussé le vice-chancelier autrichien d’extrême droite, Heinz-Christian Strache, à la démission.

Le résultat de La République En Marche, d'après les chiffres de tous les sondages, sera la preuve qu’il est possible de lutter contre cette tendance nationale-populiste qui gangrène aujourd’hui nos démocraties occidentales, mais aussi qu’il est possible, en tenant un discours de vérité aux peuples et en s’attelant aux réformes structurelles que tous les gouvernements successifs, par conservatisme et facilité, ont sans cesse reportées, de rester la première force politique de gouvernement du pays, deux ans après les élections présidentielles et législatives.

Dans tous les cas, la liste conduite par Nathalie Loiseau et soutenue par Emmanuel Macron sera, le 26 mai au soir, la principale force europhile en France. Jusqu'au 24 mai au soir, nous nous mobiliserons pour cela.

N’oublions jamais qu’avec moins de 1% de la population mondiale, la France n’est forte et respectée par ses partenaires que si elle s’appuie sur l’Europe, deuxième puissance économique mondiale, première puissance agricole mondiale, première puissance tertiaire mondiale et première puissance industrielle mondiale.

Alors, ce dimanche 26 mai 2019, votons !


Rémi Chauvet, référent LaREM Paris 10