25 mars 1957 – 25 mars 2017 : 60 ans d’Europe, 60 ans de paix, 60 ans de progrès communs !


Le samedi 25 mars 2017, le traité de Rome fête ses 60 ans. Mais que reste-t-il du bel enthousiasme fondateur qui guidait alors les six délégations (Allemagne, Belgique, France, Italie, Luxembourg et Pays-Bas) malgré la pluie qui — dit-on — tombait abondamment sur la Ville éternelle ? L’Europe semble aujourd’hui sombrer dans la morosité, la défiance et l’abandon, sans doute perdue dans les méandres d’une bureaucratie qui a fait passer au second plan l’idéal et les valeurs au profit de la norme et de la réglementation.

Et pourtant, cette impossible idée de réunir des ennemis de toujours autour de principes communs a vu le jour ! Quelle force et quel message envoyés au reste du monde que cette photo, réunissant autour d’une même table, ceux qui, hier encore, se massacraient dans deux des pires guerres que le monde a connues.

1*p6MUEZue6NL00HI0_l_pSA.jpegLes signataires du traité de Rome, le 25 mars 1957

Alors qu’aujourd’hui de plus en plus de jeunes sont tentés par le vote extrême, peuvent-ils imaginer ce que serait notre continent sans l’Europe ? Un continent déchiré régulièrement par les conflits. Un continent où le simple fait d’aller faire des courses en Espagne ou en Belgique nécessiterait un visa et une monnaie différente. Les exemples sont si nombreux. Car notre Europe, c’est aujourd’hui 60 années de paix. Notre Europe, c’est la mise en commun de moyens pour aider les régions les plus en difficulté. Notre Europe, c’est une élévation générale du niveau de vie et du niveau culturel des populations.

Ce n’est donc en rien un hasard si des pays à peine libérés du joug soviétique, qui étaient avides d’une liberté retrouvée après 45 ans de dictature, ont alors voulu s’inscrire dans cette Europe généreuse en signant — nous parlons ici de la Pologne — un accord d’adhésion avec l’Union européenne dès 1991. Seule une telle volonté collective pouvait permettre de passer d’un bloc oppresseur à une communauté protectrice.

Mais ne cachons néanmoins pas la vérité. Cette Europe-ci, généreuse, accueillante et bienfaitrice, s’est muée, par beaucoup d’aspects, en une Europe castratrice, tatillonne, tentaculaire. Elle n’a plus le temps aujourd’hui de distribuer ses bienfaits, car elle est bien trop occupée à imposer ses nomenclatures.

Pour les peuples, l’Europe est devenue un monstre bureaucratique que même Kafka n’aurait pu imaginer. Si bien que tout est aujourd’hui de sa faute, quand bien même le Conseil européen est composé des représentants des gouvernements nationaux et le Parlement Européen est élu par les citoyens. Dès qu’un politicien est dans l’incapacité de mettre en œuvre ses promesses, il accuse l’Europe. La belle affaire !

Bien sûr, que vient faire l’Europe dans tous les petits détails de notre vie quotidienne ? Pourquoi donne-t-elle l’impression de dresser des obstacles sur le chemin de ceux qui entreprennent, leur imposant tant de contraintes ? Notre Europe s’est éloignée de l’essentiel — les valeurs — et, pire encore, s’est arrêtée en chemin d’une complète intégration pour se retrouver dans un entre-deux qui ne satisfait personne.

Faute d’un effort de pédagogie et d’une véritable vision commune, force est de constater qu’aujourd’hui, l’Europe a perdu l’adhésion de bon nombre d’européens. Tel un grand projet industriel, la construction de l’Europe devrait permettre de réunir les peuples et de les engager dans un projet collectif fort. C’est aujourd’hui tout le contraire, car à ce jour, aucun pays, aucun élu, n’a su être capable de porter, d’incarner cette vision d’un nouvel idéal. Nous ne pouvons toutefois nous contenter de contempler le passé, nous devons proposer un nouvel avenir.

Pour cela, il est indispensable de reconquérir l’imaginaire collectif et le sentiment d’appartenance. Oui, nous nous sentons tous Français, et nous en sommes fiers. Mais pourquoi ne pas avoir un tel sentiment vis-à-vis de l’Europe ? Ne pouvons-nous voir notre voisin d’outre-Rhin comme nous voyons notre voisin d’outre-Loire ?

Pour cela, il est indispensable de redonner l’espoir dans une Europe de la culture, des valeurs, de la fraternité, de la solidarité et de la liberté, mais aussi proposer une Europe plus moderne, une Europe nouvelle, moins bureaucratique et bien plus au service des citoyens : c’est cette ambition de nouvel idéal que nous portons avec Emmanuel Macron. Pour cela, notre vision est centrée sur des propositions concrètes qui parlent à tous : des conventions démocratiques pour réenchanter le désir d’Europe, un fond européen destiné à la défense, un budget de la zone euro dédié aux investissements d’avenir, des droits sociaux communs, des instruments anti-dumping, la fixation d’un prix plancher de la tonne de carbone, et tant d’autres.

Ce samedi 25 mars 2017, l’Europe a donc besoin de nous au moins autant que nous avons eu besoin d’elle. Ne la laissons pas tomber. Secouons-là, mais ne la faisons pas chuter. Retrouvons l’esprit européen de nos ancêtres, tout en portant une vision adaptée à notre nouveau monde et tournée vers les nouvelles attentes des européens.

Ce samedi 25 mars 2017, le souffle des signataires du traité de Rome : l’Allemand Konrad Adenauer, le Belge Paul-Henri Spaak, les Français Maurice Faure et Christian Pineau, l’Italien Lodovico Benvenuti, le Luxembourgeois Joseph Bech et le Néerlandais Johannes Linthorst-Homan, nous manque. C’est pourquoi, avec*En Marche !*nous célébrons, avec fierté et avec joie, l’anniversaire de la signature du texte fondateur de notre Europe. Nous voulons ainsi envoyer un message d’optimisme à nos voisins, à nos amis, européens. Comptez sur nous, comptez sur la France ! La France ne se recroquevillera pas sur elle-même. Le 23 avril et le 7 mai prochains, nous ferons tout pour porter Emmanuel Macron à la présidence de la République française, réaffirmant avec lui notre désir d’Europe.

La France est En Marche, la France est européenne et nous, citoyens européens, nous avons la volonté de remettre l’Europe en marche ! 1*l9J1WsAlvMmuB0Nk7WYOTg.jpegParce que l'Europe nous fait plus forts.