L’Insee a rendu public, ce jeudi 14 février, ses chiffres sur le chômage. Ils sont très bons, et il est bien dommage qu’ils n’aient pas fait l’objet de plus de commentaires de la part de médias mainstream, qui préfèrent parfois l’actualité facile à l’analyse et à la pédagogie.

Voici ce que l’on peut dire, puis conclure…

Au quatrième trimestre de 2018, le taux de chômage a reculé de 0,3%, atteignant son plus bas niveau depuis 2009 à 8,8% sur l’ensemble du territoire, franchissant à la baisse la barre symbolique des 9%. Cela représente pour la métropole 90 000 personnes en moins au chômage, où l’on trouve malheureusement encore 2,5 millions de personnes. A noter que ce décompte est fait selon les critères du Bureau international du travail (BIT). On se souvient des querelles de chiffres en fonction de leur provenance : Gouvernement, Insee ou BIT…

Si l’on regarde ces chiffres dans le détail, on constate que :

  • le taux de chômage des jeunes (15-24 ans) diminue de 1,8% et passe sous le seuil des 20%, à 18,8%
  • Le taux d’emploi des personnes de 15 à 64 ans est à son plus haut niveau depuis 1980 ( ! ) à 66,1% (+0,4%)
  • Le taux d’emploi des personnes de 55 à 64 ans est lui aussi en progression (+0,5% ; mieux que la moyenne, donc), ce qui montre que le relèvement de l’âge de départ à la retraite ne dégrade pas le sort de cette catégorie de personnes, au contraire.

Concernant la nature des contrats de travail, on observe également une amélioration qualitative du marché du travail puisque le taux d’emploi en contrat à durée indéterminée est en hausse de 0,4% et que le pourcentage de personnes travaillant à temps complet est de 54,4%, soit le taux le plus élevé depuis 2003. Le marché du travail s’améliore. Certes, il laisse encore trop de nos concitoyens sur le côté, ajoutant aux difficultés économiques les difficultés sociales, tant le travail est structurant dans notre société.

Il ne faut pas, dans ces bons résultats, passer sous silence le bénéfice des lois travail votées lors du précédent quinquennat.

Mais le président de la République et le Gouvernement d’Edouard Philippe, dans ce cadre, ont pu mettre en œuvre les bonnes mesures en transformant la croissance en emplois nationaux, y compris industriels, au bénéfice de toutes les catégories de la population et en évitant la précarisation des travailleurs. Il faut également rappeler que la réforme de l'apprentissage a simplifié l'accès au monde du travail pour les jeunes. En effet, c'est une enveloppe de 15 milliards d'euros sur l'ensemble du quinquennat dédiée à la formation des jeunes qui décrochent du système de formation et des chômeurs de longue durée éloignés du marché du travail. En 2018, ce sont 7 % d'apprentis en plus qui ont été formés et qui ont pu accéder au monde du travail.

Pour les mois qui viennent, les chefs d’entreprise font part de leur optimisme, ce qui ouvre évidemment des perspectives favorables en matière de croissance et de baisse du chômage. En espérant que le mouvement des gilets jaunes et les violences qui l’ont accompagné n’aient pas de conséquences trop néfastes sur les indicateurs économique du 1er trimestre 2019 (nous le saurons en avril prochain), nous pouvons donc être raisonnablement optimistes pour l’avenir et encourager, naturellement, le président de la République et le Gouvernement d'Edouard Philippe, et notamment Muriel Pénicaud, ministre du travail, à poursuivre les réformes entreprises.

Rémi Chauvet, référent LaREM Paris 10


2ee26676-829f-4728-9b43-be3fcbe45995.jfif

"Une société juste permet à chacune et chacun de retrouver sa place par le travail. C'est ce que nous faisons." Emmanuel Macron, 8 juin 2018