Le projet de loi de finances pour 2018 a remplacé l’impôt de solidarité sur la fortune (ISF) par l’impôt sur la fortune immobilière (IFI).

Que n’a-t-on dit alors. « Cadeau aux plus riches », « Injustice sociale »… Le soit-disant « président des riches » avait encore frappé.

Rappelons-nous pourtant que l’ISF était d’abord un impôt dont on disait qu’il coûtait, certaines années, plus cher à collecter que ce qu’il rapportait. Mais à défaut d’être un impôt provoquant des rentrées fiscales, était-il alors un impôt de redistribution ? Même pas. Car en quinze années d’ISF, 10 000 contribuables représentant un capital de 35 milliards d’euros ont choisi de quitter la France pour fuir l’ISF. Donc, non seulement ces 10 000 contribuables ne payaient pas (ou plus) l’ISF, mais ils ne payaient pas (ou plus) non plus l’impôt sur le revenu. L’ISF provoquait donc un appauvrissement de la ressource fiscale.

En recentrant cet impôt sur le patrimoine immobilier, en conservant le barème et les taux actuels ainsi que l’abattement de 30 % sur la résidence principale, le nouvel impôt préserve la capacité des contribuables à investir dans les placements financiers et donc dans les entreprises, ce qui aide ces dernières à se développer et donc à créer de la richesse et des emplois.

Rappelons en même temps que la taxation des « signes extérieurs de richesse » a été relevée (comme celle des yachts ou des voitures de luxe).

Si l’assiette du nouvel impôt sur la fortune a certes été réduite, l’IFI évitera les exils fiscaux qui privent la Nation non seulement des recettes liées à cet impôt mais aussi celles liées à l’impôt sur le revenu.

Parce que l’ISF a démontré son inefficacité dans la réduction des inégalités tout en pénalisant l’économie de notre pays, la transformer était une mesure de bon sens en faveur de nos entreprises, des investisseurs et, globalement, de notre pays. Un impôt plus efficace, donc, qui joue enfin son rôle de redistribution.


Rémi Chauvet, référent LaREM Paris 10