Depuis une quinzaine de jours, et plus particulièrement durant le week-end dernier, de nombreux citoyens parisiens ont publié sur les réseaux sociaux des images désolantes, souvent intolérables, de notre ville que nous aimons pourtant tous. Le hashtag #saccageParis interpelle, interroge, dérange.

Ce hashtag interpelle car il révèle l’état dans lequel se trouvent certaines rues, certains quartiers de notre ville : délaissés, presque à l’abandon, indignes pour les Parisiens qui vivent à proximité, indignes pour tous ceux qui ne font qu’y passer, indignes pour tous ceux qui aiment Paris. Cette situation n’est pas acceptable pour notre ville, la capitale de la France, la ville des lumières et de l’élégance à la française aux yeux du monde.

Ce hasthag interroge car il révèle aussi l’incapacité de l’exécutif d’Anne Hidalgo à endiguer un problème qu’ils n’ont trop longtemps pas voulu voir. Il interroge aussi, quant aux priorités et aux capacités d’action de la maire de Paris à insuffler une politique pour le bénéfice de tous : durant l’élection municipale de 2020 Anne Hidalgo et son équipe s’étaient engagés à allouer « 1 milliard d’euros par an pour l’entretien et l’embellissement de nos rues », à déployer « un responsable dans chaque quartier au service des habitants », ou encore à mettre « des amendes plus élevées pour ceux qui ne respectent pas les règles ». Un an après force est de constater que sur ce sujet aussi les résultats ne sont pas au rendez-vous ; les forêts urbaines qui nous avaient été promises n’ont pas vu le jour - il y a même moins d’arbres à Paris qu’il y a un an ! - et nos rues ne sont pas mieux entretenues.

Ce hashtag dérange. Il dérange Anne Hidalgo et l'exécutif municipal qui font l’erreur de diviser encore un peu plus les Parisiens, en voulant faire passer ce cri du cœur pour une campagne de dénigrement orchestrée par les opposants politiques à la majorité municipale. Non, les oppositions ne sont pas responsables quand les propos d’Audrey Pulvar choquent, qu’Anne Hidalgo crée une polémique en faisant son tour de France en plein confinement, ou que les Parisiens s’émeuvent sur les réseaux sociaux de l’état de délabrement des installations municipales et du manque d’entretien de nos rues. Ce n’est plus le Paris En Commun qui nous avait été promis en 2020, c’est désormais le Paris des Copains, le Paris de ceux qui vivent dans leurs certitudes et n’entendent pas les Parisiennes et les Parisiens.

Il faut remettre de l’ordre dans notre espace public. Il faut remettre de l’efficacité dans les décisions prises. Réallouer les moyens humains, logistiques et financiers attribués aux services de propreté de la Ville de Paris, pour permettre aux agents qui font un travail remarquable dans des conditions difficiles et particulièrement ces derniers mois, de rendre le fruit de leurs interventions plus visible, plus concret et plus respecté.

Demandons à la maire de Paris Anne Hidalgo d’être à Paris, de s’occuper de Paris et de prendre soin des Parisiens, comme elle s’y était engagée il y a moins d’un an en garantissant ne pas avoir d’autres ambitions que celle de diriger notre ville. Qu’elle la dirige, donc !

Demandons à l’exécutif municipal de s’occuper de Paris, d’assumer les responsabilités qui sont les leurs et de mettre en œuvre les engagements pour lesquels ils ont été élus : moins de tactiques politiciennes, moins d’idéologie, moins d’opposition systématique à l’Etat, plus d’efficacité !

Notre ville connue pour être l’une des plus belles villes du monde ne pourrait souffrir de voir sa réputation entachée de la sorte plus longtemps. L’attractivité touristique de Paris sera essentielle à la reprise de l’activité commerciale et économique de notre ville et de notre pays lorsque la situation sanitaire le permettra. Le Gouvernement travaille, en lien avec nos voisins européens et les élus locaux, à protéger les Français et à faire en sorte que nous sortions prochainement de cette situation sanitaire qui nous met collectivement à l’épreuve. La Ville de Paris doit y prendre sa part, en responsabilité et penser aux mois à venir quand, nous l’espérons tous, nous pourrons à nouveau profiter de notre ville et y accueillir des touristes du monde entier. Donnons-leur l’envie de revenir nous visiter, rendons les Parisiens fiers de notre ville et ne rajoutons pas de la division en cette période si difficile pour tous !


Rémi Chauvet, référent LaREM Paris 10