A l’occasion de la 74e assemblée générale des Nations Unies, les 23 et 24 septembre 2019, le président de la République, Emmanuel Macron, entend poursuivre les efforts portés lors du G7 de Biarritz (du 24 au 26 août 2019). Quatre enjeux d’intérêt global, sur lesquels le gouvernement français travaille déjà, sont mis en avant pour répondre aux aspirations de la jeunesse mondiale qui nous interpelle sur les urgences de ce 21e siècle qui voit se produire des mutations environnementales importantes :

  • Préserver l’Amazonie et les forêts tropicales, puits de carbone de la planète
  • Protéger le climat, pour notre jeunesse
  • Sauver des millions de vies
  • Protéger les populations des crises

Lors du G7 de Biarritz, un plan d’urgence pour l’Amazonie avait été engagé, sous l’impulsion d’Emmanuel Macron et de son homologue chilien, Sebastien Pinera. Le président de la République française co-présidera, en marge du sommet de l’ONU, un grand événement de mobilisation consacré à la protection de l’Amazonie et des forêts tropicales. Après que la France ait fait débloquer des fonds et des moyens matériels pour répondre à l’urgence de l’incendie de la forêt amazonienne (la France est présente en Amazonie grâce à la Guyane), des solutions à long terme seront recherchées, avec l’ensemble des acteurs concernés, des autorités politiques aux populations autochtones, en passant par les ONG, les scientifiques et les entreprises. Il s’agira de réfléchir à la préservation de la forêt amazonienne, à la reforestation des territoires et à l’activité qui pourra s’y développer à l’avenir pour préserver ce véritable poumon de la planète, source infinie de biodiversité. Cette réunion sera la première du genre, engageant l’ensemble des acteurs.

Lors de la session d’ouverture du sommet de l’ONU sur le climat, qui a pour objectif de mettre en œuvre l’Accord de Paris, le président de la République réaffirmera son engagement pour le climat, sur le plan national et international, et affichera les ambitions de la France en la matière. Sur le plan national, beaucoup a été fait ces deux dernières années :

  • la France est le seul pays au monde à avoir adopté une loi qui met fin à la production de pétrole et de gaz sur son sol pour sortir des énergies fossiles ;
  • elle est le seul pays européen à avoir dit non, au nom du climat, à l’ouverture d’un accord commercial avec un pays qui veut sortir de l’accord de Paris ;
  • elle est le seul pays européen qui veut sortir du glyphosate en trois ans ;
  • elle est le seul pays européen à s’être doté d’une stratégie de lutte contre la déforestation importée ;
  • elle est le premier pays du G7 à mettre dans la loi la fermeture des centrales à charbon

En 2018, les émissions de gaz à effet de serre ont diminué, dans notre pays, pour la première fois au 21e siècle. Sur une base 100 en 1990, la France est à 74,8 en 2016 alors que les Etats Unis d’Amérique sont à 107,2, la Chine à 447,9 ; l’Europe est à 92,3 et le monde est à 150,3. Mais la lutte contre le changement climatique ne sera vraiment efficace que si elle rencontre l’adhésion du maximum de pays, et notamment des plus gros pollueurs de la planète. Le président de la République réaffirme ainsi l’objectif global de neutralité carbone en 2050, auquel de plus en plus de pays se rallient. A Biarritz, une coalition a été lancée pour améliorer l’efficacité énergétique du secteur refroidissement, avec comme objectif l’élimination des gaz HFC, qui polluent 14 800 fois plus que le CO2. Mais seuls, les Etats ne pourront pas résoudre la crise du réchauffement climatique : tous les acteurs doivent être associés à cette lutte, y compris les ONG, les entreprises mais aussi les citoyens qui, par leurs comportements individuels, ont un impact fort, au quotidien, sur l’environnement. Pour mener à bien tous les projets de lutte contre le réchauffement climatique, il faudra à la fois mobiliser les moyens financiers, de manière massive, mais aussi orienter les flux financiers vers une croissance verte. Pour accompagner les pays les plus vulnérables vers un développement durable, 71,2 milliards d’euros ont déjà été récoltés et la France – comme l’Allemagne, le Royaume-Uni et la Norvège – a doublé sa contribution financière au Fonds vert pour le climat.

La lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme reste un objectif affiché des Nations Unies. On estime que le Fonds mondial a permis, à ce jour, de sauver 32 millions de vies. Trop peu encore, malgré tout, pour mettre fin aux pandémies. Emmanuel Macron, lors de cette 74e assemblée générale des Nations Unies, appellera les Etats à contribuer plus largement encore au Fonds mondial. L’Union européenne s’est déjà engagée à augmenter sa contribution, comme la Suisse, le Canada, le Japon…

Enfin, le président de la République française s’engage sur les questions géopolitiques, notamment en cherchant à faire baisser la tension dans le Golfe ou sur le dossier iranien, au cours d’entretiens bilatéraux, à lutter contre le terrorisme qui trouve son origine au Sahel, à promouvoir la stabilité en Lybie, à provoquer la paix dans le conflit israélo-palestinien ou en Syrie.

Emmanuel Macron entend bien, dans la foulée du G7 réussi de Biarritz, faire résonner la voix de la France sur la scène internationale, au profit de la résolution des crises actuelles et en proposant des solutions alternatives au glissement environnemental très dangereux sur lequel est engagée notre planète.

En somme, un président de la République, engagé et dans l'action, qui mène des politiques qui donnent des résultats, comme nous n'en avions pas vu depuis longtemps.


Rémi Chauvet, référent LaREM Paris 10