Les élections européennes, c’est l’année prochaine ! Pour préparer cette échéance clé, la Grande Marche pour l’Europe a mobilisé les Marcheuses et les Marcheurs pendant 5 semaines.

Du 7 avril au 13 mai, les adhérents de la France entière ont sillonné les moindres recoins de leur quartier pour aller à la rencontre des Français. Avec deux objectifs : récolter leur opinion sur l’Union Européenne et tenter de comprendre les raisons d’un eurosceptisme latent, voire grandissant. Cette vaste enquête a été menée dans des zones choisies pour leur taux d’abstention significatif lors des dernières élections européennes en 2014.

Pour réaliser ce diagnostic, un questionnaire, à faire remplir à chaque personne sondée, a été conçu et mis à disposition sur une application dédiée.

Aller à la rencontre des habitants d’un quartier et les écouter… ce n’est pas toujours une tâche facile ! Les obstacles rencontrées ? Les portes cochères fermées, mais aussi les jours fériés, les vacances scolaires ou encore… le beau temps (que l’on ne saurait toutefois déplorer) ! Mais ces 5 semaines se sont révélées riches en enseignements. Et avant de connaître, à l’automne prochain, les résultats définitifs de cette vaste enquête au niveau national, un premier bilan est possible pour les 8e et le 9e arrondissements. Après 2 848 portes frappées, 1 000 portes ouvertes et 524 questionnaires remplis, le constat est sans appel. L’Europe est devenue, pour beaucoup, trop lointaine, trop opaque, trop compliquée. Elle s’est égarée, ces derniers années, dans les méandres technocratiques bruxellois que les parisiens interrogés ne comprennent pas ou rejettent. L’Union européeenne ne communique pas, ou mal. On ne la comprend plus. Le manque de cohésion et d’harmonisation prévalant entre les 27 nourrit, en outre, les critiques des citoyens eurosceptiques.

Le constat est également générationnel. Seuls les plus âgés et les plus jeunes ont conscience d’en avoir bénéficié directement. Les plus de 65 ans, qui ont connu, de près ou de loin la seconde guerre mondiale, la considèrent comme un gage de paix et d’unité. Les moins de 30 ans la connaissent grâce à la libre circulation, l’Espace Schengen et le programme d’échange étudiant Erasmus. Qu’en est-il des autres ? Ils sont indifférents… quand ils ne la critiquent pas vivement pour déplorer sa complexité et son illisibilité.

Le bilan n’est toutefois pas aussi amer qu’il n’y parait. La majorité des sondés pensent que l’Europe est un beau projet, qui n’est certes pas à la hauteur de ses ambitions, mais pour lequel il faut se battre. Les échanges culturels et les différents types de libre-circulation sont souvent cités comme des réussites. Les Français reconnaissent l’efficacité de l’Europe pour les défendre ou agir sur des sujets centraux tels la sécurité ou l’immigration. Mais ils aimeraient qu’elle s’engage, qu’elle construise une identité multifacettes en soulignant les singularités de chacun, qu’elle prenne position sur la lutte contre le réchauffement climatique, ou encore qu’elle agisse pour mettre en place d’une agriculture plus saine et durable.

Il revient désormais aux Marcheurs et aux Marcheuses engagés sur les questions européennes de se saisir de ces remontées et faire la différence pour préparer et gagner les élections européennes de l’année prochaine.

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