Hier, nous découvrions une fois de plus sur les réseaux sociaux les photos d’un homme, agressé en raison de son orientation sexuelle. Depuis quelques semaines nous sommes les témoins de ces actes odieux et gratuits, fruits d’une poignée de dégénérés qui pensent pouvoir impunément « casser du Pd ».

Ces agressions n’ont pas lieu dans un pays qui condamne l’homosexualité comme il en existe encore trop. Non, ces agressions ont lieu à Paris, en France, devant un restaurant, un théâtre, une bouche de métro, sur la place de la République. Ces agressions ont lieu dans une ville riche de sa diversité, ouverte, ou chacun quel que que soit son origine, sa religion ou son orientation sexuelle doit se sentir en sécurité.

Est-ce qu’il y a aujourd’hui plus d’agressions à caractère homophobe ou transphobe qu’avant à Paris ? Est-ce que les réseaux sociaux ont libéré la parole des victimes en leur donnant plus de visibilité ? Est-ce que les victimes sont plus enclines à dénoncer ces agressions et porter plainte parce que ces crimes sont pris très au sérieux par les autorités ?

C’est sans doute un peu de tout ça.

Nous pensions le bien vivre ensemble acquis, force est de constater que nous ne devons pas relâcher notre vigilance et poursuivre la pédagogie, le gouvernement dans son ensemble s’y est engagé avec force et la représentation nationale se tiendra à ses côtés afin de faire reculer cet obscurantisme.

Parallèlement notre réponse à ces agressions doit être exemplaire, la lutte contre l’homophobie à l’école doit être accélérée, la sécurité dans l’espace public doit être renforcée, la justice doit envoyer un message fort, parce que, peut-être faut-il le rappeler, l’homophobie n’est pas une opinion mais délit.

1,5 millions d’euros par an sont également mobilisé par la Dilcrah sur les sujets de lutte contre la haine et les discriminations anti-lgbt.

Je veux vivre dans une ville, ma ville, ou chacun puisse vivre librement et en sécurité. Une ville où l’on peut aimer qui l’on veut et le montrer, la visibilité est un droit pas une provocation.

Elise FAJGELES, députée de la 5ème circonscription de Paris