Le 16 novembre, la MEL (Métropole Européenne de Lille) réunissait une centaine de contributeurs à la concertation sur le PCAET (Plan Climat Air Energie Territorial) pour leur présenter un certain nombre de « bonnes résolutions » issues de cette démarche, qui aura duré presque un an.

Le PCAET est un document d’orientations, mais aussi un programme d’actions à réaliser afin d'atténuer le changement climatique, de développer les énergies renouvelables et de maîtriser la consommation d’énergie. (Pour ceux qui voudraient en savoir plus sur le PCAET, voir entre autres : http://outil2amenagement.cerema.fr/le-plan-climat-air-energie-territorial-pcaet-r438.html)

Ce document a un caractère obligatoire pour certaines métropoles et intercommunalités, il doit s’articuler avec d’autres documents de cadrage comme le SCOT (Schéma de Cohérence Territorial). Le PCAET de la MEL fera l’objet d’une délibération lors du prochain Conseil Métropolitain, le 13 décembre, qui présentera dans le détail les multiples « fiches actions » destinées à atteindre les 11 « objectifs stratégiques » définis pour la MEL. Les participants à la réunion ont néanmoins pu bénéficier de quelques « avant-premières », et d’un document de 62 pages, reprenant les principaux éléments « faisant débat » comme la place de la voiture, le développement de la maison individuelle, le financement de la rénovation énergétique, les modèles économiques (vers une croissance « frugale » ?), …

La plupart des propositions concrètes portaient sur trois thèmes qui ont été partiellement abordés lors de tables rondes : la mobilité, la nature en ville et la consommation responsable. Parmi les orientations prévues par la MEL figurent celles d’adopter un « budget climat » et d’adjoindre à tous les futurs projets de voirie une étude d’impact permettant d’apprécier la place qui sera réservée aux piétons, aux vélos … et à la nature.

Enfin, il est possible que soit créée une instance spécifique de consultation citoyenne (dont les modalités de constitution, les finalités et les moyens ne sont pas encore connus), permettant de « faire vivre » ce PCAET. Ce ne serait pas inutile, car comme mentionné par un intervenant « le plus dur, c’est d’embarquer les citoyens ». On mesure aussi cette difficulté au fait que la concertation menée en ligne n’a mobilisé que 280 personnes. Parce que le climat n’est pas un enjeu partagé largement, ou parce que la MEL a communiqué trop discrètement sur ces sujets ? A suivre ...