D’abord celle concernant Tiphaine Auzière, la fille de Brigitte Macron, à qui certain reprochait d’être l’avocate ou le « défenseur syndical » de la CFDT. Les opposants à la réforme des retraites et au syndicat réformiste ont alors dénoncé un potentiel conflit d’intérêt entre le syndicat et le Gouvernement. La réalité est toute autre puisque cette avocate spécialisée en droit du travail, n’a effectué qu’un stage de 6 mois au sein de ce syndicat dans le cadre de ses études d’élève-avocate à Paris.

Puis celle visant une députée LREM qui aurait lancé une insulte à une autre députée de l’Assemblée nationale. Il n’en serait rien. En revanche, une députée LFI en accuse une autre d’avoir dit « je t’emmerde » à l’une de ses collègues en plein hémicycle. Nous pouvons nous interroger sur l’intérêt de relater de tels propos.

Revenons également sur le rapatriement de militaires basés dans la ville chinoise de Wuhan, à qui l’on a attribué l’introduction du coronavirus en France le 31 janvier dernier. Pour reprendre les faits, rappelons que les militaires en question portaient dans l’avion des masques de type FFP2, habituellement destinés au personnel de soin, permettant un très haut niveau de filtration. Une possible contamination par voie respiratoire semble donc improbable, d’autant plus qu’aucun d’entre eux ne présentait de symptômes. De plus, à l’arrivée à l’aéroport de Wuhan l’équipage de l’escadron Estérel est resté à bord de l’avion pour accueillir les 193 ressortissants français, tous asymptomatiques et autorisés à embarquer après contrôle médical réalisé à Wuhan par des équipes spécialisées du ministère de la Santé. Aucun membre de l’équipage n’est entré sur le territoire chinois. A leur arrivée en France les personnes embarquées dans l’avion ont bénéficié du protocole de surveillance en restant isolée durant 14 jours dans un centre de vacances à Carry-le-Rouet avec vérification de la température corporelle deux fois par jour. A la fin des 14 jours de surveillance, aucune personne rapatriée ne présentait de symptômes. Il n’y a donc aucun possible lien entre cette mission et la transmission du coronavirus dans l’Oise.