La stratégie du nationalisme, depuis toujours et partout, est de jouer sur les peurs et rejeter l’autre. Dans notre pays, le Rassemblement National affiche, sous le fallacieux prétexte de protéger les Français, que la voie à suivre passe par la fermeture des frontières et des mesures qui, immanquablement et im-médiatement, conduiraient à la division, la haine, l'exclusion et le repli.

La place de la France dans l’histoire du monde a montré combien notre pays est perçu, à juste titre, comme celui de la liberté, de l’égalité, de la fraternité. La voix de notre peuple et de ses dirigeants, inspi-rée par les Lumières du 18ème siècle, a constamment été celle de l’humanisme, de l’ouverture aux autres, du progrès social et démocratique, de la solidarité et des Droits de l’Homme.

C’est ce qui fait que nous sommes fiers d’être Français. Mais aujourd’hui ce trésor est menacé. Ces derniers jours, plusieurs lignes rouges ont été franchies.

Le MEDEF a cru utile d’organiser un débat sur la montée des populismes et d’y inviter Marion Maréchal. Devant les multiples réactions de vive désapprobation, il s’est finalement ravisé et a renoncé à convier la petite-fille de Jean-Marie Le Pen, qui ne cesse de déverser des discours populistes et anti-européens, en même temps qu’elle reprend la théorie du « Grand remplacement ».

Cette semaine, la même Marion Maréchal a dîné avec plusieurs élus, dont le vice-président du Conseil régional des Pays-de-la-Loire Sébastien Pilard. Celui-ci assume ; « la ligne de ma famille politique, Les Républicains, est claire : des débats et des discussions oui, des alliances électorales non », ajoutant qu’il « préfère discuter avec Marion Maréchal qu'avec Emmanuel Macron ».

Avant-hier, le journaliste de Cnews, RTL et Le Point, le Nantais Pascal Praud, s’offusque à l’antenne et « trouve ça hallucinant de dire que Marine Le Pen est d’extrême droite ».

Le passé éclaire toujours l’avenir. De tous temps, la montée des régimes autoritaires a été favorisée par la complaisance et la banalisation puis la normalisation des idées extrémistes. On ne compose jamais avec l’extrémisme. On ne débat pas avec l’extrême droite. Ce sera toujours l’un des combats majeurs du président Emmanuel Macron et de La République en Marche.