Ce samedi à Paris, devant une salle comble de près de 3 000 sympathisants enflammés, étaient présentés les 30 premiers candidats qui forment la liste Renaissance pour la campagne européenne. Ces femmes et ces hommes, avec la même conviction et le même engagement pro-européen, vont porter et défendre notre projet Renaissance pour l’Europe afin de le faire arriver en tête le 26 mai prochain.

Cette équipe constituée de personnalités aux profils différents et complémentaires, représente la diversité de nos territoires. Toutes et tous, choisis pour leurs compétences, mettront leurs expertises et leurs expériences au service de ce projet axé sur les thèmes de la santé, le bien-être alimentaire, la transition écologique, la gestion des flux migratoires.

Devant les membres du Gouvernement presqu’au complet, de nombreux députés, et des personnalités du Modem, Agir et les Radicaux, Bernard Guetta, Fabienne Keller, Stéphane Bijoux, Catherine Chabaud, Marie-Pierre Vedrenne, Jérémy Decerle, Pascal Canfin et la tête de liste Nathalie Loiseau, ont tour à tour rappelé nos ambitions pour l’Europe, celles présentées par le Président de la République dans sa tribune adressée à l’ensemble des citoyens européens il y a quelques semaines.

Nous voulons construire une Europe forte, qui protège ses concitoyens, une Europe solidaire dans la défense de la Démocratie et des droits de ses citoyens, une Europe unie dans le combat contre le réchauffement climatique, une Europe qui renoue avec l’esprit de progrès.

Bernard Guetta a rappelé que l’Europe fut d’abord celle de la paix puis de la prospérité. Aujourd’hui nous devons défendre ces deux principes en même temps, dans l’union face aux nationalistes.

Fabienne Keller en évoquant la mémoire de Simone Veil et de son engagement pour l’Europe, a souligné que ce rassemblement pro-européen, écologique et humaniste est celui de ceux qui sont convaincus qu’agir pour l’Europe c’est agir pour la France. L’Europe est la bonne échelle pour défendre nos idées.

Nous voulons l’Europe des peuples et des territoires. La diversité est une richesse et nous défendons l’Europe du vivre ensemble. Par ces mots, Stéphane Bijoux, originaire de l’île de la Réunion, a souligné la chance que représentait l’Europe pour la France d’Outre Mer. Il a insisté, tout comme Catherine Chabaud, sur l’urgence climatique dans laquelle nous nous trouvons ; urgence d’autant plus perceptible sur une île lorsque l’on est confronté à la montée des eaux, à la violence de cyclones de plus en plus puissants, à l’invasion d’algues sargasses et à la destruction de la forêt et de la biodiversité. Cette lutte contre le dérèglement climatique sera notre priorité.

L’Europe doit porter une ambition forte en termes d’écologie mais également sur le plan économique, comme l’a précisé Marie-Pierre Vedrenne. L’Europe doit protéger ses entreprises au travers d’une politique commerciale volontariste, en faisant respecter nos standards environnementaux et sociétaux. Notre Europe doit protéger les consommateurs, les producteurs, la planète.

Jérémy Decerle a souligné l’importance pour la France de conserver de nombreux agriculteurs pour garantir la souveraineté alimentaire. Notre agriculture a besoin de l’Europe et l’Europe a besoin de l’agriculture. La Politique Agricole Commune doit se doter d’un budget ambitieux, offrir une protection aux agriculteurs face aux aléas climatiques, économiques, et permettre une structuration des filières dans la continuité de ce qui a été fait avec les Etats Généraux de l’Alimentation. L’Europe doit accompagner la transformation agricole qui a cours.

Propos confortés par Pascal Canfin qui a appelé à sortir de la guerre stérile entre les écologistes et les agriculteurs au travers d’un projet commun articulé autour de 3 axes : plus de revenus pour les agriculteurs, plus de protection face à la distorsion de concurrence, plus de transition écologique. C’est à ce titre que nous construirons le nouveau modèle dont l’agriculture a besoin. Par ailleurs, il a souligné que l’Accord de Paris sur le climat est un élément clé de la civilisation que nous voulons construire. La lutte contre le dérèglement climatique est la première exigence des citoyens. C’est la condition à notre capacité à vivre en paix. Ce sera notre priorité.

Nathalie Loiseau, tête de liste, a clôturé ce meeting en rappelant que ce projet était né de l’écoute et de la rencontre avec les français. L’Europe est le seul espace où l’on chérit les valeurs de justice sociale, la liberté individuelle et la liberté d’entreprise. C’est cette Europe de liberté, de protection et de progrès que nous voulons construire. Il faut faire émerger les futurs champions européens de l’industrie en changeant nos règles de concurrence et en portant une véritable politique industrielle commune. Il n’y a de progrès qui vaille que si c’est un progrès pour l’homme.

L’Europe est la première puissance commerciale. A ce titre, nous avons le pouvoir et le devoir de faire respecter nos engagements écologiques en refusant de signer des accords avec un pays sorti de l’Accord de Paris. De même, la coopération européenne doit être beaucoup plus forte pour répondre au défi migratoire quand bien même les nationalistes de tout bord prônent le repli sur soi et la fermeture des frontières. Les nationalistes européens ne passeront pas car nous ne voulons pas d’une Europe aux 50 nuances de brun. C’est le grand défi de cette élection.

Changeons l’Europe. Une nouvelle Europe est possible