Sandrine Caroff-Urfer, enseignante et responsable des questions éducatives à En Marche 35, était l’invitée du talk politique de Radio Laser, le vendredi 26 avril. L’occasion de revenir sur les débats qui ont accompagné le projet de loi « Pour une Ecole de la Confiance » porté par Jean-Michel Blanquer ministre de l'Education Nationale, et sur les progrès importants que permet cette loi.

L’ambition de cette réforme est double. L’école française ne cesse de décrocher en termes de performance de ses élèves. Les études nationales et internationales révèlent année après année la baisse du niveau de la France comparativement aux autres pays : effondrement du niveau de calcul des écoliers de CM2 sur les 30 dernières années, retard conséquent des élèves français dans l’apprentissage et la maîtrise des langues, des écoliers français plus stressés, moins aptes à prendre la parole en public, moins confiants que leurs voisins européens. Le premier objectif de la réforme est d’élever le niveau général. Ce qui ne peut se faire qu’à la condition de s’intéresser à tous les élèves. Pour un enfant né aujourd’hui en France, le hasard de sa naissance et de son lieu de scolarité ne doit pas décider de toute sa vie. Or les inégalités de naissance sont entérinées voire aggravées par l’école française. Le deuxième objectif est donc de renforcer la justice sociale et lutter contre les inégalités de destin.

Les moyens investis sur cette réforme sont importants. Du côté des élèves, on peut évoquer le dédoublement des effectifs dans les classes de CP et CE1 en réseau d’éducation prioritaire En Ille-Et-Vilaine, cela concerne 8 collèges (dont 3 collèges ruraux) et les 50 écoles maternelles et primaires qui leur sont rattachées. L’instruction obligatoire à 3 ans, qui permet de ramener à l’école maternelle les 25.000 enfants qui chaque année n’y vont pas. L’obligation de formation pour tous les jeunes entre 16 et 18 ans, pour faire en sorte qu’aucun jeune de cet âge ne se retrouve dans la situation d’être sans emploi et sans formation. Une meilleure inclusion des élèves en situation de handicap grâce à la revalorisation du statut des AESH et à leur meilleure formation. Du côté des enseignants, signalons la création de plus de 2300 postes à la rentrée prochaine malgré la baisse démographique. Et la mise en place de mesures afin d’assurer une meilleure attractivité du métier d’enseignant, notamment financière, et une meilleure formation initiale et continue.

A cela, s’ajoutent les mesures complémentaires annoncées par Emmanuel Macron lors de sa conférence de presse à l’issue du Grand Débat National, en faveur de l’investissement massif dans les écoles maternelles et primaires, pour se donner les moyens de lutter contre les inégalités à la racine. Cela se traduit l’engagement de ne fermer aucune école sans l’accord du maire, afin de conserver ce service public fondamental dans les zones rurales et par l’amélioration du taux d’encadrement, pour s’aligner sur la moyenne des pays de l’OCDE. Avec des classes de 24 élèves en Grande Section de maternelle, CP et CE1, partout, tout au long du quinquennat et le dédoublement des classes de REP et REP+ élargi à la Grande Section de Maternelle dès la rentrée 2020.