Le Président de a République a déroulé les deux axes constituant le volet social de la politique du gouvernement : le plan pauvreté et le plan santé, tous deux salués par les professionnels. Le Plan Pauvreté s’attaque aux causes de la pauvreté pour changer radicalement ce qui ne marche pas dans notre pays.

La pauvreté s’installe dans notre pays dès le plus jeune âge et se transmet sur plusieurs générations. 15% des personnes sont concernés dans notre Département, en majorité des jeunes. Le gouvernement et la majorité font le choix des droits réels plutôt que des droits formels devenus incantatoires et sans effets sur l’amélioration de la situation.

Ce sont 8 milliards d’euros sur tout le quinquennat qui seront débloqués avec la création de 30 000 places de crèches supplémentaires, la tarification sociale de la restauration scolaire, et un plan de formation adapté pour tous les jeunes en situation de décrochage. L’âge minimum de scolarisation passera de 6 à 3 ans.

L’aide sociale à l’enfance accompagnera les jeunes jusqu’à 21 ans au lieu de 18 et la garantie jeunes comptera 500 000 bénéficiaires de plus. Ces mesures s’ajoutent à celles déjà prises depuis 2017 : hausse de l’allocation d’adulte handicapé, du minimum vieillesse et de la prime d’activité, extension de la CMU-complémentaire et le remboursement intégral des prothèses auditives et dentaires dès 2020.

Tendre vers l’égalité réelle, c’est aussi garantir l’accès aux soins pour tous et mettre, là encore, l’accent sur la prévention. Il ne vous a pas échappé qu’il devient de plus en plus complexe dans notre territoire de trouver un nouveau généraliste ou d’obtenir un rendez-vous chez un spécialiste. Le Plan Santé, présenté par la ministre de la Santé Agnès Buzyn vise à apporter une réponse à cet état de fait.

Si la suppression du numerus clausus permettra d'améliorer la situation de la démographie médicale à moyen terme, il est urgent d'aider les médecins à regagner du temps médical pour accueillir des patients supplémentaires Ainsi, 4000 postes d’assistants médicaux seront créés pour seconder les médecins, orienter les patients ou pour exécuter des actes médicaux simples. 30% de temps médical sera gagné. Des communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS) permettront d’assumer des « urgences de ville » pour décharger des urgences hospitalières recentrées sur les situations vitales. Enfin, 400 postes de médecins généralistes salariés avec un exercice mixte ville-hôpital dans les déserts médicaux verront le jour.

Cette évolution indispensable du système de santé renforce notre soutien à la création de l'Hôpital unique Tarbes/Lourdes.

En collaboration avec le Département dont la politique sociale est une compétence première, les élus La République En Marche seront vigilants quant à la mise en place de ces deux plans qui contribueront à améliorer le quotidien de nos compatriotes les plus fragiles.

Virginie SIANI-WEMBOU, Jacques BRUNE, Frédéric LAVAL et Bernard VERDIER