Lors de sa venue à Bordeaux le 9 février et de sa rencontre avec des Marcheurs girondins, Sophie Cluzel, secrétaire d’Etat après du 1er ministre, chargée des personnes handicapées, a partagé sa vision d’une société plus inclusive.

Partir de l’expertise et des besoins des personnes en situation de handicap pour construire les politiques publiques, c’est ce que veut Sophie Cluzel. Son but : « arriver à l’amélioration de la prise en compte des besoins spécifiques de la personne handicapée pour la remettre au coeur de la cité en tant que citoyen, avec les mêmes droits, les mêmes devoirs, et avec la même envie de vivre au milieu des autres ».

Une société plus inclusive

Après les premiers chantiers du 4ème plan autisme, et de la revalorisation de l’allocation adulte handicapé, pour elle, la feuille de route est simple : comment rendre notre société plus inclusive ? Et la réponse passe par tous les aspects de la vie des personnes handicapées avec en priorité l’école. Une école inclusive avec le déplacement du centre de gravité des établissements spécialisés hors de leurs murs dans l’école, avec des enseignants formés aux différentes pédagogies adaptées possibles pour le handicap, et avec une expertise parentale reconnue. Après l’école, c’est l’emploi avec l’entreprise inclusive pour amener les jeunes handicapés à l’apprentissage, de même que les allocataires adultes en réformant l’obligation d’emploi des travailleurs handicapés, en la rendant plus attractive et en simplifiant les démarches. Et dans la vie quotidienne, c’est un accompagnement des adultes handicapés pour un meilleur accès aux soins, un meilleur accès à une vie sociale, en les aidant à sortir des établissements spécialisés. La loi de 2005 dit que c’est l’environnement qui doit s’adapter à la personne. Sophie Cluzel s’engage pour simplifier les démarches et que cette loi puisse devenir efficiente !

La Gironde aussi

L’échange avec les Marcheurs girondins a démontré que c’est bien un combat contre l’exclusion. La nécessité de recommencer les démarches de reconnaissance du handicap tous les 5 ans, même quand il est lourd et irréversible, retrouver chaque année les difficultés d’inscription de son enfant handicapé à l’école, ou vivre l’exclusion de son entreprise à la survenue d’un handicap, autant de témoignages qui ont conforté notre ministre dans son action !