Le 27 novembre 2019 avait lieu à Cesson le lancement de la campagne de la liste "En mouvement pour Saint-Brieuc", menée par Corentin Poilbout. Devant 200 personnes, assises ou debout dans la salle du CRAC, quartier de Cesson, chacun a pu prendre la mesure de la candidature formée par le duo entre Corentin Poilbout et Marie-Claire Diouron. Construite dans le contexte que l'on connaît, elle est cependant irréversible, et, forte de l'appui de nombreux soutiens d'origines très variées, elle s'annonce déjà comme irresistible. Si elle a vu la présence amicale d'animateurs locaux de nombreux comités (outre Saint-Brieuc, on y croisait entre autres ceux de Lannion, Dinan, Guingamp, Pléneuf Val André), de membres de l'équipe départementale, de candidats du mouvement dans le département, à l'image de Gaël Cornec à Lannion, sans oublier le référent départemental, c'était l'équipe de campagne qui s'exprimait, dans un esprit de rassemblement citoyen qui allait bien au-delà de La République en Marche.

Une dizaine de soutiens à cette candidature se sont succédé. "On a besoin de cette diversité de parcours", souligna le premier intervenant. Si l'on comptait parmi eux des membres de l'actuelle municipalité, on y découvrait également des entrepreneurs, associatifs, étudiants, qui ont salué l'action conduite par la municipalité tout en rappelant, à l'image de notre référent Dominique Lebailly, que la candidature du tandem Poilbout-Diouron s'appuie sur l'expérience et une grande honnêteté politique, quand d'autres pensent que tout leur appartient, alors que ce sont les citoyens qui décident.

La volonté de renouveau, de construire ensemble, de rassembler, et, globalement de donner une impulsion nouvelle à Saint-Brieuc dans une transiiton de générations, autant de thèmes qui ont donné le ton de ces prises de parole. "On a besoin de renouveau pour notre ville, et Corentin a une vraie vision" souligna ainsi Catherine Daget. D'autres, qui l'ont connu dans ses fonctions d'ajoint, de professeur, ou de directeur de cabinet, ont souligné sa capacité de travail, son pragmatisme, son courage et sa détermination. Les jeunes, que ce soit Aurélie Moy (créatrice de Ty village), ou Arthur Gourio, référent départemental des JAM, ont mis en exergue l'urgence climatique et la priorité qu'elle doit avoir dans les programmes municipaux. "Je crois au pouvoir du local pour la transition écologique. C'est entre 2020 et 2030 que tout se joue, et les villes moyennes y ont un rôle" a rappelé, avec une douceur qui donnait force à l'évidence, la jeune polytechnicienne.

Au nombre des soutiens, et pas le moindre, Jean Arthuis, ancien Ministre, rappela dans un message vidéo la fidélité des engagements déjà anciens d'un homme jeune, mais qu'il connaît de longue date. Un témoignage émouvant par sa force et sa simplicité.

Marie-Claire Dourion rappela son parcours à la mairie, 18 ans en tant que première, deuxième adjointe, attachée à la rénovation urbaine, puis maire lorsque le titulaire du poste accéda à la députation. A travers la délégation à l'habitat, poste complexe mais important, elle a relevé le défi d'un domaine à fort enjeu pour les familles. Soulignant l'élargissement de l'agglomération, passé de 14 à 32 communes avec la loi NOTRE, elle a relevé le gant, mais déclara sentir désormais le besoin de passer le témoin à celui, dit-elle "qui a su montrer ses capacités, sa vision de la ville, et sa volonté de l'incarner". Il ne suffit pas d'avoir des idées, il faut les mettre en oeuvre, s'entourer et écouter: autant de qualités qu'elle a pu apprécier au quotidien chez celui qui était il y a peu son directeur de cabinet, avant de démissionner pour se consacrer à sa campagne, prenant courageusement ses risques. A l'agglomération, Marie-Claire Diouron pourra faire jouer à Saint-Brieuc le rôle qui lui revient en Bretagne, entre les métropoles de Rennes et Brest, et réconciler la ville-centre avec ses voisines: "les opposer n'a pas de sens, l'intérêt général doit nous inspirer" a -t-elle rappelé.

c94c5065-e53d-440f-8bba-2275a2189037.jpgMarie-Claire Dourion

Prenant enfin la parole, Corentin Poilbout a rappelé qu'il est né à Cesson, et que son coeur y est resté. Il a remercié tous les intervenants à qui il avait souhaité donner la parole: des gens avec parcours différents, mais qui ont tous la même volonté de construire. "Vous êtes le véritable visage de Saint-Brieuc" les a-t-il salués. Rappelant sa volonté de "révéler Saint-Brieuc" (un verbe que l'on retrouve dans d'autres candidatures bretonnes du mouvement, à Rennes ou à Lannion), il a constaté que sa candidature bousculait l'ordre établi, mettant en évidence des blocages et des conservatismes. "Quand on ne fait pas le bon diagnostic, on ne trouve pas les bonnes solutions", dit-il, appelant à regarder Saint-Brieuc comme elle est, pour proposer une vision naturelle en refondant une action collective. Quatre transitions sont à l'oeuvre, environnementale (les algues vertes sont sous nos yeux), numérique (avec l'impact des ventes en ligne sur les commerçants locaux), économique et démocratique (les gilets jaunes en ont rappelé l'urgence). "Faisons confiance à notre intelligence pour faire rayonner notre ville, belle, originale, conviviale, et lui rendre toute sa place".

Citant Cocteau, il veut passer d'un regard qui dévisage à un qui envisagepour une nouvelle humanité briochine. Il en définit les priorités: oindre le centre ville et les quartiers, reconquérir le logement, réconcilier la ville avec les transitions globales qu'il a énoncées, proposant par exemple une restauration bio et locale à travers une régie municipale maraîchère. En matière financière, chaque Euro dépensé doit ête utile, sans accroître la pression fiscale. Le mouvement en lui seul ne suffit pas: il doit avoir un sesens epuisant dans la force de ses racines, entraîner la ville vers son avenir. La gouvernance fut aussi un message fort de son discours: association des citoyens, à travers un observatoire des engagements municipaux (composé à égal de personnalités qualifiées et de citoyens) qui garantira la transparence des actions, ou encore des moyens accrus pour les comités de quartiers (y compris financiers) et les citoyens (qui pourront se prononcer sur des projets). "Maire, c'est le plus beau et le plus exigeant des mandats" conclut-il. C'est porter la justice sociale, la solidarité, l'essor économique, l'environnement. Autant de ressorts d'une candidature en mouvement, auquel cette soirée a donné une dynamique dont les accents de renouveau, de sincérité et d'envie étaient palpables.

e3aab447-0658-43db-a95a-b1575a5e0a06.jpgCorentin Poilbout